Avec David Raguet, ValEnergies réécrit sa feuille de route

Gaëlle Cloarec
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David Raguet
DR

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David Raguet
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A 51 ans, David Raguet prend la tête de ValEnergies, PME spécialiste de l'efficience énergétique et une des pionnières en France de l'autoconsommation solaire. Un nouveau challenge pour ce spécialiste du développement commercial à l'international qui a évolué au sein des grands comptes industriels Saint Gobain et Bosch avant de s'intéresser, en 2007, au domaine des énergies renouvelables en général, au solaire en particulier. Le secteur, alors, se limitait à la production de centrales photovoltaïques raccordées au réseau, mais déjà l'homme interrogeait le modèle : "Je ne le trouvais pas vertueux, il me semblait plus pertinent que l'électricité produite en local profite directement aux consommateurs locaux". Le principe de l'autoconsommation en somme.
D'où son intérêt pour la présidence de ValEnergies, laissée vacante par le départ d'Olivier Béchu. Pour lui, l'entreprise azuréenne coche toutes les cases. Celle du secteur, qualifié de "motivant", qui permet de concilier "approche écologique et logique économique" et donc "de travailler pour les générations futures". Celle du potentiel aussi. Fondée en 2008, la filiale du groupe industriel Valfidus, spécialiste des produits techniques du bâtiment, réunit une douzaine de personnes pour un chiffre d'affaires d'environ 4 M€. Elle est "forte d'un marché porteur, le solaire étant appelé à jouer un rôle prépondérant demain et après-demain dans la généralisation des énergies renouvelables en France et en Europe, d'une expertise certaine en solutions photovoltaïques et de produits innovants", relève-t-il. Celle enfin "d'un aspect entrepreneurial" qui ne l'a jamais vraiment quitté depuis la création à partir de 2007, dans la région Auvergne Rhône-Alpes, de trois sociétés spécialisées dans le photovoltaïque, respectivement positionnées dans la conception, l'installation et l'investissement. Lesquelles, comme beaucoup d'autres PME à l'époque, n'ont pas pu résister au moratoire de 2010 qui s'était alors traduit par une chute vertigineuse des commandes. Et avait largement affecté - certains diront assaini - le marché.
Gaëlle Cloarec