Conseil en ingénierie : ce que dit le marché… et ce qu’il veut pour demain

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
iStock

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
iStock
Le métier de consultant en ingénierie est un métier perçu comme indépendant, souple et exigeant. Mais c'est un métier qui, comme beaucoup d'autres, fait face à des évolutions qui viennent bouleverser les acquis et posent de nouvelles problématiques, encouragées en cela par l'arrivée des nouvelles générations, par définition porteuses de disruption.
Cette analyse, Lionel Reversat, le PDG de StedY, la fait aussi. Après une vingtaine d'années passée dans le secteur de l'ingénierie, il en connaît les tenants et les aboutissants. Qu'il a voulu mettre noir sur blanc via une étude menée auprès de 201 consultants et 350 décideurs en entreprise en juillet dernier, avec le concours d'Harris Interactive. Laquelle révèle sa substantifique moelle. En gros, ce qu'il manque, ce qui est bien et surtout, ce qu'il faut pour continuer à accompagner les défis de demain, dont celui de la réindustrialisation.
Et ce qu'il transparaît en premier, c'est le sentiment d'interchangeabilité qu'ont les ingénieurs dans leurs missions. Une impression « d'être la variable d'ajustement », pointe Lionel Reversat, alors que pourtant, ce sont ces talents installés dans les entreprises qui apportent une valeur ajoutée à ces dernières. Un « malaise » provoqué par la sensation de ne pas avoir le choix des missions, et de les subit plutôt que de les choisir. Ainsi 59 % des consultants interrogés déclarent avoir un degré de souveraineté faible ou nul dans le choix de leur mission. Or, lorsque les consultants sont souverains dans leur choix, le taux de satisfaction est bien meilleur, de l'ordre de 85%. Ce qui correspond à un certain bien-être au travail.
A cela s'ajoute une autre insatisfaction, celle qui concerne la rémunération, pour 62 % des ingénieurs interrogés. Alors que l'on voit poindre cependant une tendance, la prise en compte de critères RSE, poussée en cela par l'arrivée des nouvelles générations.
Du côté des décideurs, le constat est aussi entre deux. Si 73 % des décideurs se disent pas mécontents de la qualité de service des prestataires en ingénierie, il n'en demeure pas moins que seulement 21 % estiment que les consultants intégrés dans l'entreprise sont fortement apporteurs de valeur. 1/6 se dit même insatisfait de l'engagement de ces consultants. Des données à rapprocher de celles citées plus haut. Où on se dit qu'il existe bien des états des lieux et des désirs communs. Reste à les faire « matcher ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero