Okaia, (vrai) exemple d’open innovation
Laurence Bottero
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Que n'a-t-on dit et espéré de l'open innovation. Perçue comme LA façon idéale de faire passer l'innovation de la startup au grand groupe, elle est devenue, las, un peu un mot valise, un concept aux contours souvent flous. Alors que la véritable open innovation dit pourtant bien ce qu'elle est : une innovation partagée, cest-à-dire à parts plus ou moins égales, certes, mais égales tout de même. Gagnant-gagnant pour reprendre une expression (elle aussi) galvaudée.
Si, il faut le reconnaître, le rapport grands groupes/startups s'équilibre peu à peu, les exemples de réelle open innovation ne sont tout de même pas légion.
C'est dans ce contexte que voici Okaia. Un nom exotique, un peu japonisant. Le nom du nouveau « bébé » de Cédric Messina. D'ailleurs Okaia c'est un peu le spin off de My Coach. Leur point commun - hormis le PDG qu'elles partagent : le sport.
Okaia c'est donc cette nouvelle petite entreprise qui a réussi l'exploit d'obtenir la licence pour distribuer un parfum aux couleurs de l'Equipe de France de football. Son nom, Eau Bleue, sonne comme une évidence. Mais derrière le produit, il y a l'exemple (quasi) parfait d'une open innovation réussie. Okaia en coche toutes les cases.
L'obtention de la licence pour distribuer le parfum de l'Equipe de France de football représente pour My Coach une réelle opportunité. Sauf que voilà. Le parfum ce n'est pas le core business de la startup niçoise. Et son co-fondateur et PDG s'interroge. Se diversifier, pourquoi pas ? Cependant, produire et mettre sur le marché un parfum, ce n'est pas tout à fait pareil que de développer des algorithmes. Et si la diversification était plutôt perçue comme une dispersion ? Et si le tout envoyait un mauvais écho au marché ? Sauf que « nous avons encore du chemin pour devenir une entreprise pérenne », souligne Cédric Messina. Et que si l'aventure est terriblement tentante, c'est la rencontre humaine qui va jouer le rôle de déclencheur.
Laurence Bottero