Les laboratoires BEA veulent devenir incontournables en produit d'hygiène solide
Rémi Baldy
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Mounir Tabbiza n'y va pas par quatre chemins. "Je veux atteindre rapidement 30 millions d'euros de chiffre d'affaires", prévient le directeur général des Laboratoires BEA. Ce fabriquant de produits d'hygiène, qui compte un site à Forcalquier et un autre à Valensole avec les laboratoires SCV, génère aujourd'hui un revenu de 17 millions d'euros. L'ambition est donc de presque le multiplier par deux.
"Cela passera par de la croissance organique, en optimisant nos lignes de production, mais aussi externe", prévient le dirigeant. Plusieurs dossiers sont étudiés, mais il souhaite arrêter son choix sur la structure à acquérir d'ici l'année prochaine. L'opération doit soit servir à compléter l'outil actuel, autrement racheter une société avec ses clients, soit à installer une production à l'étranger. "Faire embarquer les savons sur des portes conteneurs pendant plusieurs jours n'a pas vraiment de sens", glisse Mounir Tabbiza.
L'international représente déjà 55% de l'activité de la PME bas-alpine. Les ventes se réalisent principalement en Europe et aux Etats-Unis, mais également au Moyen-Orient ou en Asie. Les laboratoires BEA s'appuient sur 200 clients actifs par an. Parmi eux se trouvent des noms bien connus comme LVMH, Courrèges, Beauty Success ou encore B comme Bio. Si le nombre de commandes varient, chaque année ce sont 35 millions d'articles qui sortent des sites de l'entreprise.
"Une marque nous donne son cahier des charges pour un produit, cela peut être un démaquillant, un savon, une crème pour les pieds ou encore un déodorant, nous faisons tout, puis nous gérons la conception de A à Z jusqu'au packaging", résume Mounir Tabbiza. De fait, le process demande de suivre les tendances du marché. La R&D est donc un élément essentiel.
"Il s'agit aussi de susciter le besoin, précise le dirigeant. Nous avons un catalogue d'innovations que nous proposons à nos clients". A titre d'exemple, le savon sans palme a nécessité trois mois de travail pour aboutir. "Alors que c'est loin d'être évident", souligne Mounir Tabbiza. Pour le marché transatlantique, il a également fallu travailler sur les produits au CBD.
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