Comment SMS mode veut devenir une plateforme omnicanal
Maëva Gardet-Pizzo
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Qui a connu le téléphone sans internet se rappelle peut-être de ces pages de magazines recouvertes de fonds d'écran, logos et sonneries à télécharger. Il fallait envoyer un sms surtaxé contenant le nom de code du produit avant le recevoir pour personnaliser son téléphone. Avec une qualité d'image et de son qui n'a plus grand-chose à voir avec ce que l'on connaît aujourd'hui.
C'est à cette époque, en 2004, que naît SMS Mode. « L'idée était de faire de l'envoi de sms pour partager de l'information et faire des téléchargements », explique Ludovic Pognon, PDG de l'entreprise. Rapidement, le marché évolue, porté par les évolutions technologiques et les besoins de communication des entreprises. « En 2006, nous avons été contactés par La Fourchette qui commençait dans la confirmation de réservations ». Le sms devient aussi un moyen de diffuser des annonces publicitaires.
Au départ, SMS Mode propose une plateforme en s'appuyant sur des intermédiaires qui se chargent de se connecter aux opérateurs et d'envoyer les sms. « Nous faisions le lien entre ces intermédiaires et les clients ». Une tâche qui est internalisée au début des années 2010 afin de mieux maîtriser les prix et la qualité de service.
Aujourd'hui, l'entreprise compte douze salariés. Son panel de clients est varié. « On travaille pour des petits commerçants qui ont besoin d'annoncer des soldes comme pour de grosses enseignes comme Marionnaud qui envoient des millions de sms. On a aussi des startups ou d'anciennes startups devenues de grosses machines comme Doctolib ».
SMS Mode travaille aussi à l'international en jouant l'intermédiaire pour des entreprises étrangères qui auraient besoin de se connecter à des opérateurs français pour leurs clients locaux. Pour se développer sur ce terrain, elle s'appuie sur l'association GMSA qui regroupe tous les opérateurs mondiaux et dont elle est membre associé. Elle dispose par ailleurs d'une antenne en Espagne en lien avec tout le monde hispanophone, et d'une autre au Canada pour le côté anglo-saxon. Ce développement international est récent, deux ans à peine, mais il représente déjà 10 à 20 % de son chiffre d'affaire.
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