Cédric Boissier : « Notre spécificité en IA projette Enedis comme un acteur des sujets d’avenir »
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
La consommation énergétique est un sujet vaste et elle est le facteur de beaucoup de changements, tant du côté du consommateur - la prise de conscience est belle et bien réelle - que des acteurs qui servent cette énergie en modifiant leur business modèle.
L'innovation n'étant plus désormais réservée aux seules startups, elle est indispensable pour répondre aux besoins, tant industriels que des particuliers.
Les smart grids sont le premier thème qui a fait parler d'Enedis, notamment via le programme Flexgrid mais désormais, l'open data, l'IoT ou encore l'IA font partie intégrante du vocabulaire du distributeur d'électricité. Avec un déploiement par verticale. Du très concret au très R&D, tout est utilisé pour accompagner les changements de mentalité et de besoins.
C'est ce qui sous-tend d'ailleurs la feuille de route de la nouvelle présidente, Marianne Laigneau, qui veut faire d'Enedis le service public du 21ème siècle. Ambitieux. Mais dans les territoires, on y travaille. « Au-delà de la formule, cela signifie beaucoup de choses », estime Cédric Boissier, directeur régional Provence Alpes du Sud. Le panorama a changé au cours des dernières années et par exemple, « aujourd'hui, les clients sont aussi producteurs et l'électricité va dans les deux sens ». Sans oublier la mobilité électrique... Bref « nous devons être capable d'intégrer les nouveaux usages ».
L'innovation est source d'amélioration d'abord sur la gestion du réseau. « Demain, grâce aux capteurs nous sommes capables d'identifier la panne avant même que le client ne s'en rend compte. C'est déjà le cas, mais nous allons le déployer de façon massive », explique Cédric Boissier.
Mais l'innovation c'est aussi être en avance de phase. Précisément Enedis à Marseille a choisi d'investir sur l'intelligence artificielle, d'autant plus que « l'écosystème de la région est favorable ». C'est donc au CISAM, qu'Enedis, avec Aix-Marseille Université et l'Université d'Avignon, a pris place pour faire ce que l'on appelle du brain storming et de l'open innovation. « Nous apportons des compétences internes, nous avons une équipe smart grids avec une compétence spécifique en intelligence artificielle », souligne Cédric Boissier. Une convention lie les partenaires et évidemment cette approche différenciante « nous permet d'aller sur des sujets de préparation de l'avenir ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero