Logistique : Transcan se met au vert
Gaëlle Cloarec
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Signataire de la Charte d'engagements volontaires de réduction des émissions de CO2, Objectif CO2, portée par l'ADEME et les organisations professionnelles du transport routier de marchandises, Transcan poursuit sa transition écologique. Le transporteur-logisticien, basé à Carros, va en effet s'équiper, dès janvier, de douze premiers tracteurs routiers à consommation propre, alimentés en biocarburant.
En l'occurrence le B100, autorisé en France depuis 2018 et issu de la production de colza française. "Ils seront livrés en janvier et accompagnés d'une cuve de stockage spécifique de 50 mètres cubes", indique Christophe Debrabandère, directeur général du groupe azuréen, dont la flotte actuelle se compose de plus de 200 cartes grises dont une cinquantaine de véhicules moteurs. Et qui fait là le choix d'une énergie renouvelable, produite localement et bénéficiant d'un bilan carbone positif qui séduit de plus en plus le secteur du transport routier, deuxième secteur le plus consommateur d'énergie en France, avec 33% de la consommation énergétique totale. Il est également le principal émetteur de CO2, avec 39% des émissions totales de gaz à effet de serre* (hors UTCF**).
"Il s'agit d'un investissement conséquent", relève le dirigeant, dont la feuille de route écologique, "un des grands sujets de 2021", se penche aussi sur le volet de la mobilité douce. Le groupe travaille en effet, en collaboration avec une entreprise spécialisée, au développement de véhicules spécifiques, équipés de caisse, dans le cadre de son activité de transport du dernier kilomètre. Un segment dynamique qui enregistre une forte croissance, portée par l'essor du e-commerce sur lequel Transcan s'est positionné dès 2014.
Il faut dire que Transcan n'est pas un transporteur comme les autres. Fondée en 2000 par Franck Cannata, la société associe dès le départ à l'activité de transporteur régional celle de logisticien que les entreprises externalisent de plus en plus. "Surtout sur un territoire géographiquement contraint, où le foncier est cher et le besoin d'optimiser l'espace, de ce fait, important". Autrement dit, le groupe stocke ce qu'il transporte et transporte ce qu'il stocke. Et ce, le plus souvent, "à flux tendu, à l'image d'un magasin avancé", précise le directeur général. Un double positionnement qui fait mouche puisque 20 ans plus tard, la petite entreprise de deux personnes s'est transformée en un groupe à filiales métiers (route, conteneur, livraison, affrètement, logistique, e-commerce, atelier d'entretien...), maîtrisant en interne l'ensemble de sa chaîne de valeur et employant 200 personnes pour un chiffre d'affaires de 19 millions d'euros.
Gaëlle Cloarec