Après un ralentissement de son activité, Adequabio veut passer à l'export
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
« Blanche ». C'est ainsi que Daniel Garcia, fondateur d'Adequebio, qualifie l'année qui vient de s'écouler. L'entreprise, qui grâce à son dispositif centré autour de bactéries photosynthétiques est capable de dégrader jusqu'à 95 % des molécules des effluents phytosanitaires, s'adresse pour l'heure essentiellement au monde de l'agriculture, avec des installations à Nîmes, Arles, Reims ou encore Bergerac. Un secteur qui a n'a pas été épargné par la crise.
« Lors du premier confinement, [du fait de la fermeture des frontières et de l'impossibilité de recourir à une main d'œuvre étrangère, ndlr] il n'y avait plus personne pour récolter », rappelle Daniel Garcia. Incertaines quant à leur devenir, les exploitations ont par ailleurs repoussé leurs investissements. D'autant plus que la solution d'Adequabio s'appuie non pas sur une productivité accrue mais sur la nécessité pour les agriculteurs de se mettre en conformité avec les réglementations relatives à la gestion des effluents et sur la prise de conscience environnementale. « Et on sait que la conscience environnementale faiblit face à la conscience financière. Ce que je comprends, il faut bien nourrir sa famille ». Mais le résultat pour Adequabio est qu'après une année 2019 prometteuse, l'année de 2020 a été marquée par une série de partenariats repoussés et d'occasions manquées. « Nous n'avons eu aucun contact faute de salons en présentiel. Il y a eu quelques salons virtuels mais les gens ne viennent là qu'avec un but précis. Cela n'a rien à voir avec les salons agricoles où l'on se rend habituellement, on l'on discute, où l'on boit un verre et où l'on rencontre des personnes que l'on alpague dans une allée. Ce genre de rendez-vous représente 70 % de nos contacts ».
Cela n'a néanmoins pas empêché l'entreprise d'avancer, autant que faire se peut. Elle a ainsi développé un réseau de distributeurs qui lui permet désormais de couvrir, en plus du Sud Est, une bonne partie de l'Ouest de la France. Parmi ce réseau, on trouve « des distributeurs de produits agricoles comme des coopératives, une société qui vend un traitement d'effluents complémentaire au nôtre, une société de conseil en agriculture ou encore un porteur d'affaire en Normandie ».
Maëva Gardet-Pizzo