Avec ses truffes, Plantin vise (aussi) le segment BtoC
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
maison Plantin
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Dans les assiettes, le produit est très largement apprécié mais pas si facile à cuisiner. Avant d'être servi et dégusté, l transformation de la truffe est elle aussi tout un travail. C'est ce à quoi s'attèle la maison Plantin depuis 1930. Installée à Puymeras dans le Vaucluse, la société a changé plusieurs fois de propriétaire. Jusqu'à 1986 avec une reprise par Hervé Poron qui a depuis laissé les manettes à son fils Christopher. Une arrivée pas vraiment programmée. "A 20 ans, je suis parti aux Etats-Unis et j'ai commencé à y vendre des truffes", raconte-t-il. Le début de l'aventure mais aussi le moment où il rencontre Nicolas Rouhier, son associé aujourd'hui.
L'expérience américaine s'inscrit alors parfaitement dans la stratégie de la maison Plantin de se développer à l'international. Aujourd'hui l'export représente la moitié des 16 millions de chiffre d'affaires. La société de 32 salariés dispose d'une filiale à New York et à Hong Kong. Les Etats-Unis et l'Asie étant deux marchés très importants. "Le Japon fonctionne très bien, les Japonais sont des amoureux de la gastronomie française", note Christopher Poron. Au total, ce sont 60 tonnes de truffes par an qui arrivent à Puymeras pour être transformées. Plantin réalise également ce travaille sur des champignons secs, à hauteur de 30 tonnes chaque année.
Les clients sont des professionnels. "A l'étranger il s'agit principalement de restaurateurs via des distributeurs, en France nous avons aussi des grossistes et des industriels", explique Christopher Poron. Historiquement, la PME s'est toujours positionnée en BtoB. "En arrivant à la tête de l'entreprise, nous avons profité du travail effectué par mon père, reconnaît Christopher Poron. Nous voulions continuer à pousser sur tous les canaux de vente et toucher d'autres marchés en France avec les industriels qui utilisent de la truffe dans du fromage ou du boudin par exemple".
Depuis trois, la PME vauclusienne travaille sur une nouvelle étape : celle de la vente directe de ses produits pour les particuliers. Cette ouverture doit permettre à l'entreprise de se diversifier. "Nous voyons avec la crise sanitaire à quel point c'est important", note Christopher Poron.
Rémi Baldy