Ce que la toulousaine Satys prévoit pour son usine de Marignane
Laurence Bottero
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L'annonce avait été faite au Bourget. Puis il y a eu la crise sanitaire. Et la crise économique que l'on connaît. Mais malgré ce contexte tendu, Satys a confirmé la construction de son usine dans les Bouches-du-Rhône. Un projet hyper stratégique, tant pour le groupe industriel né à Toulouse que pour la région Sud.
Revendiquant la place de numéro 1 mondial pour la peinture d'avions, Satys affiche clairement ses ambitions sur le traitement de surface. C'est cette activité que va abriter la nouvelle usine que le groupe prévoit de construire à Marignane.
Un investissement de 15 millions d'euros qui est loin d'être anodin dans la conjoncture actuelle. Un investissement qui accompagne aussi et surtout la reprise de PMA et de ses 170 salariés. Une PME installée au cœur de la Cité phocéenne et qui était menacée de fermeture mais qui apporte donc à Satys son expertise, ce qui « nous permet de compléter notre positionnement et de nous développer sur le segment hélicoptères », dit Grégory Mayeur, le directeur général du groupe toulousain.
Le traitement de surface est en effet un axe de développement pour Satys et ici il lui permet de servir un acteur majeur, Airbus Helicopters. Car si l'usine s'installe à Marignane, c'est bien pour être au plus proche du constructeur français. « Nous nous installons à Marignane car nous voulons rester dans le même bassin d'emplois, le traitement de surface est un métier de savoir-faire ».
A Marignane c'est bien sûr une usine 4.0 qui va voir le jour. Même si le terme 4.0, « trop standard » agace Grégory Mayeur, qui aime bien la différenciation et préfère le 5.0. Quoiqu'il en soit, les 7 000 m2 seront « très digitalisés et nous avons des objectifs sans papier même s'il est difficile dans l'aéronautique d'être 100 % sans papier. Nous allons fortement automatiser les manutentions, les manipulations de pièces lourdes. Le traitement de surface s'y prête », détaille le directeur général du groupe qui rappelle aussi que certaines zones, extrêmement sensibles, ne permettent pas forcément l'automatisation. Pour autant « le maximum de tâches répétitives et pénibles seront automatisées et l'environnement de travail rendu le plus agréable possible ». Satys ne cache pas vouloir faire du site provençal un pôle d'excellence Acier et traitement spéciaux du groupe. « L'attente est forte sur le marché, par rapport aux clients et par rapport aux équipes », indique aussi Grégory Mayeur.
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