Eden Ecosystem, bras industriel de l'extraction végétale
Rémi Baldy
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Eden Ecosystem
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Eden Ecosystem
"Nous voulons industrialiser notre technologie innovante", résume Rémi Pulverail. Fondateur de L'atelier français des matières, une société haut-savoyarde d'extraction végétale, cet entrepreneur se lance dans une nouvelle aventure. Celle d'Eden Ecosystem qu'il crée avec Benoit Cassan, qui tient une entreprise à Simiane-la-Rotonde spécialisée dans la production d'huiles essentielles. Pour schématiser, cette nouvelle entité qui sera basée à Forcalquier doit fabriquer de façon plus importante les recettes élaborées par L'atelier français des matières sur la base des produits de Benoit Cassan.
"Nous sommes à quelques dizaines de kilos d'extraits végétaux produits par an quand notre nouvelle unité de production doit être capable d'en concevoir environ une tonne", détaille Rémi Pulverail. Ce site est l'un des projets retenus du plan France Relance dans la région Sud. Le bâtiment doit être opérationnel dès le mois d'avril. L'opération se chiffre à 500 000 euros. La société installée en Haute-Savoie a notamment choisi Forcalquier pour être à proximité de l'Université européenne des saveurs et des senteurs (UESS). "Nous souhaitons travailler avec eux", indique Rémi Pulverail.
Ce nouveau bâtiment "va permettre de solliciter des clients d'une taille plus importante et d'être plus crédible", explique le dirigeant. Jusqu'à présent, L'atelier français des matières travaillait principalement avec des petites entreprises. L'un des objectifs d'Eden Ecosystem est également de proposer une chaîne d'approvisionnement complète à ses clients. "Nous voulons proposer des hectares pour certaines plantes puis les transformer ici, cela répond aux enjeux de traçabilité du marché", avance Rémi Pulverail.
Cela va entraîner la plantation de variétés qui n'existent pas en Provence aujourd'hui. Des discussions commerciales sont d'ores et déjà entamées, notamment sur les plantes classiques du territoire comme la lavande, la sauge sclarée ou l'immortelle. Le chef d'entreprise envisage d'atteindre un million d'euros de chiffre d'affaires d'ici trois ans. Pour démarrer, l'unité de production s'appuiera sur un salarié ainsi qu'un alternant ou stagiaire. "Le process est très moderne et très automatisé", souligne Rémi Pulverail.
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