Pour faire vivre les films d'auteur, Shellac mise sur le streaming par abonnement
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
Shellac
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Shellac
Le nom n'est pas forcément connu du grand public. Shellac fait pourtant le bonheur des cinéphiles et amateurs de cinéma indépendant. Basée à Marseille, la société produit et distribue des films, exploite le cinéma La Baleine et propose des films à la demande (vod) sur son site ainsi que de l'achat de DVD. En janvier, la société qui cumule à travers ses activités deux millions d'euros de chiffre d'affaires s'est lancée dans une nouvelle activité avec une offre de VOD par abonnement baptisée Club Shellac. Pour résumer, il s'agit de proposer son catalogue, et des films produits ailleurs, sous le même format que les grandes plateformes comme Netflix ou Amazon Prime. Un développement en internet qui a nécessité d'intégrer un codeur.
"Nous travaillons sur ce projet depuis deux ans, nous voulons proposer des films avec une autre manière que la chronologie habituelle des médias", explique Thomas Ordonneau, le patron de Shellac. Dans le monde du 7e art, les règles sont en effet très strictes. Il y a d'abord la projection en salle, puis les ventes sur DVD avant la diffusion à la télévision et enfin la proposition en VOD. "Ce format convient de moins en moins à certains films trop fragiles pour cela, note Thomas Ordonneau. Nous voulons revoir les types de distribution, ce qui ne veut pas dire que nous excluons la salle".
Le dirigeant vise donc les longs-métrages qui n'ont pas les honneurs de rester dans de nombreuses salles pendant plusieurs semaines. En ne diffusant pas le film directement au cinéma, cela permet de bénéficier de plus de flexibilité la chronologie de sa sortie sur les différents supports. "On peut penser à le proposer sur le Club pendant quatre semaines et réaliser des projections en parallèle", avance Thomas Ordonneau. A cela peut s'ajouter une sortie de coffret DVD ainsi qu'une rencontre avec un réalisateur par exemple. L'objectif pour la première année est d'atteindre 2000 abonnés quand l'équilibre se situe autour des 2500. L'offre pourrait aussi s'intégrer à d'autres bouquets.
Rémi Baldy