Pour intensifier son développement, Clever Beauty veut lever 700.000 euros
Maëva Gardet-Pizzo
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Le déclic. Ce bref éclat de lucidité qui peut changer le sens d'une vie, parfois à partir d'un simple détail. Celui de Maëva Bentitallah remonte à sa vie estudiantine, alors qu'elle poursuit une licence de technique des laboratoires en cosmétique.
Un soir, en rentrant chez elle, elle découvre sa mère occupée à mélanger le contenu de plusieurs flacons de vernis à ongle. Surprise, la jeune femme lui fait part de son inquiétude. Ces produits contiennent beaucoup d'ingrédients issus de la pétrochimie. Ingrédients qu'il peut être dangereux de combiner. Ce à quoi sa mère lui répond que c'est la seule manière qu'elle a trouvé de ne pas gâcher le contenu des flacons qu'un pinceau toujours trop court empêche de vider complètement.
« Il fallait trouver une solution contre ce gaspillage. Et quitte à travailler sur les vernis, autant en changer la formule », au profit d'une composition plus naturelle et vegan, plus respectueuse de la santé et de l'environnement.
Accompagnée dans le cadre du dispositif Pepite, elle finit par mettre au point un vernis composé de solvants naturels et contenu dans un flacon en verre muni d'un bouchon anti-gaspillage qui, par simple clic, permet de pousser le pinceau vers le fond et de récupérer jusqu'à 35 % de contenu supplémentaire.
L'approvisionnement est le plus possible local. La jeune entreprise s'appuie par ailleurs sur des établissements et service d'aide par le travail (ESAT), structures d'insertion pour des personnes en situation de handicap. « Actuellement, nous travaillons avec l'Esat du Rouet, à Marseille. Ce sont eux qui assemblent les bouchons des vernis, qui remplissent nos dissolvants ... etc ».
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Si de plus en plus de marques de cosmétiques cherchent à rendre leurs produits plus sains et naturels, le phénomène est un peu moins marqué dans le secteur particulier du vernis à ongles. « On est 5 en France. Mais nous sommes les seuls à avoir été aussi loin avec le bouchon anti-gaspillage et le partenariat avec des Esat ».
Maëva Gardet-Pizzo