Wiziboat veut entrer en bourse pour naviguer vers l’international
Gaëlle Cloarec
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Le compte à rebours est lancé. Dans quelques semaines, Wiziboat devrait franchir le Rubicon et procéder à son introduction en bourse sur le marché Euronext Access. Une étape capitale pour la jeune pousse implantée à Cannes et fondée par Pierre Olivier Bidault-Sire qui espère ainsi lever 2 millions d'euros. L'objectif : soutenir le déploiement d'une offre qui ambitionne de révolutionner la navigation de plaisance et les loisirs nautiques.
Il faut dire qu'en appliquant le concept de l'autopartage au monde du nautisme, l'entreprise née en 2017 vient bousculer un secteur un brin conservateur, et créer une nouvelle chaîne de valeur en permettant aux concessionnaires de bateaux d'accompagner et de répondre à l'évolution des consommateurs qui, dans le nautisme comme ailleurs, préfèrent désormais l'usage à l'achat. "Nous nous sommes aperçus que les contraintes associées à la propriété d'un bateau, au coût souvent prohibitif, l'emportaient sur le plaisir, et que la solution consistait à privilégier une consommation simple à l'usage, orientée loisirs et en totale liberté", explique le dirigeant, lui-même importateur-distributeur de bateaux à moteur.
Ainsi est née Wiziboat, une application permettant aux abonnés de réserver en ligne un bateau à la journée auprès de concessionnaires partenaires et de réaliser de façon autonome le check-in, le démarrage du bateau et le check out à la restitution. Soit, une offre de location de courte durée de bateaux partagés en libre-service testée durant trois saisons afin de valider le modèle économique, commercial et technologique dont le parti-pris 100% numérique vise à fluidifier l'accès au nautisme.
"A ce jour, nous avons acquis plus de 260 abonnés et visons le triple à la fin de cette saison". Une clientèle composée au départ "des déçus de la navigation en propriété" à laquelle se sont ajoutés au fil des étés "ceux qui avaient envie de naviguer mais qui étaient freinés par les barrières de prix, de formation" (celle-ci étant comprise dans certaines offres) et désormais "ceux qui n'y avaient jamais pensé et qui s'y mettent". "Nous sommes sortis du marché unique de la plaisance pour entrer dans celui des loisirs de plein air, infiniment plus large".
Gaëlle Cloarec