Transition énergétique, R&D, marchés ciblés... quelle stratégie post-crise pour MSC Croisières ?
Rémi Baldy
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MSC Croisières
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MSC Croisières
C'est l'un des secteurs qui a été le plus frappé par la crise sanitaire. La croisière s'est arrêtée net pendant plusieurs mois. En août 2020, MSC a été la première compagnie à reprendre la mer. "Avec une jauge maximum de 70% que nous nous étions fixés", rappelle Patrick Pourbaix, directeur général France, Belgique et Luxembourg. "Au début, remplir nos navires était plutôt laborieux, mais cet été nous y sommes parvenus", poursuit-il. Cette jauge du nombre de passagers n'empêche pas d'être rentable, bien que l'objectif soit ailleurs. "Ce n'est pas le seul enjeu, ce qui nous a guidé c'est de montrer que la croisière reprend", défend le dirigeant.
Aujourd'hui MSC voit dix de ses navires prendre le large, soit un peu plus de la moitié de sa flotte. Un protocole sanitaire est toujours en place au sein de ses géants des mers pour assurer la bonne tenue des expéditions. Forcément, cela nécessite des ajustements organisationnels. "Chaque navire est différent, nous avions par exemple le Virtuosa qui n'était positionné que pour le marché anglais car le pays a son propre protocole", détaille Patrick Pourbaix.
Pour MSC, cette période intermédiaire est une étape de plus avant un retour à la normale. "Nous vivons toujours au rythme du Covid-19, le taux de vaccination des pays qui n'est pas le même partout", précise Patrick Pourbaix. Du côté des clients, le directeur général assure que l'engouement est toujours là. Et que les nouveaux venus entraînent un rajeunissement des personnes à bord. Une évolution déjà observée par la crise mais qui se poursuit. La moyenne d'âge sur les bateaux de MSC est de 43 ans.
Les segments de clientèle sont toutefois loin d'être totalement exploités. Notamment en France. "On compte moins de 600 000 croisiéristes français, c'est très peu", assure Patrick Pourbaix. Les ambitions d'accroître le nombre de clients, à travers le monde, se traduisent dans la taille des paquebots qui sont de plus en plus grands. MSC a d'ailleurs lancé il y a un plus d'un mois, le Seashore, son plus grand navire, destiné au marché américain.
Rémi Baldy