Les jeunes et l’international : nouvelles cibles d’Araquelle et de ses infusions
Maëva Gardet-Pizzo
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Détox, digestion plus aisée, sommeil plus paisible, lutte contre l'anxiété... il existe autant d'infusions que de petits maux. Des infusions que l'on trouve partout, de la pharmacie au magasin bio en passant par l'hypermarché ou la place de vente en ligne.
Dans les années 1980 pourtant, l'infusion santé est la chasse gardée des pharmacies. Philippe Petit le sait bien, puisqu'il travaille à cette époque dans un laboratoire pharmaceutique spécialiste de ces produits. « Je m'occupais d'une usine à Lyon. On fabriquait des infusions pour nos propres marques et pour presque toutes les entreprises de tisanes du marché ». Incontournable sur son marché, le laboratoire est sollicité par le groupe Distriborg (devenu depuis Bjorg Bonneterre et compagnie). Dans ces années-là, le thé tuocha fait un tabac. « C'est un thé fumé aux nombreuses vertus. On l'utilise depuis des millénaires, en Chine notamment, pour soigner le diabète et le cholestérol ». Sauf que son utilisation et son dosage nécessitent patience et habileté. « Nous avons conçu une version pratique et pré-dosée de ce thé ».
Cette version tout public du thé tuocha est commercialisée non pas en pharmacie mais en grande distribution. A l'époque, le pari peut surprendre. Mais il s'avère fructueux puisque le lancement est un grand succès. « Distiborg a démocratisé l'infusion santé auprès du grand public, notamment via la grande distribution ».
Philippe Petit prend note de ce succès. Et devine le potentiel des infusions santé auprès au grand public. C'est ainsi qu'est créée Araquelle en 1989, en Bourgogne.
Au départ, Araquelle cible les magasins bio. C'est le début des grandes enseignes comme Biocoop ou Naturalia. « Et une fois qu'on est entré dans le bio, c'est difficile d'aller vers la grande distribution conventionnelle. On ne parle pas le même langage ». Surtout, les critères de prix imposés par celle-ci ne permettraient pas à l'entreprise de maintenir ses standards de qualité. Philippe Petit leur ferme la porte pour se concentrer sur le marché bio.
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