“Nous devons mieux analyser la supply chain et le volet du dernier kilomètre » (Ludovic Castillo - Altarea Commerce)
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Après cinq ans de travaux et 650 millions d'euros d'investissement, la mue de Cap 3000 s'achève avec l'ouverture de l'aile premium luxe du Corso qui porte l'offre du centre commercial implanté près de Nice de 160 boutiques en 2014 à 300 aujourd'hui. Une sacrée transformation pour ce mall né à Saint-Laurent du Var à la fin des années 60, qui en 2010, lorsque Altarea met la main dessus, paraissait bien vieillissant. "Il avait peu à peu perdu cette idée d'innovation qui était sienne au départ et que nous avons cherché à retrouver", explique Ludovic Castillo, président du directoire d'Altarea Commerce, opérateur commerce du Groupe Altarea. L'entreprise gère un portefeuille de 42 actifs représentant une valeur de 5 milliards d'euros, en France principalement mais aussi en Espagne et en Italie. Parmi eux, Cap 3000 et ses 135.000 m2 ouverts sur la mer et la ville, font figure de vaisseau amiral, eux qui concentrent "une valeur supérieure à 20% de l'ensemble des valeurs des autres actifs", et de laboratoire.
"Pourquoi les nouveaux mouvements seraient-ils l'exclusivité des centres-villes ? s'interroge le dirigeant. C'est notre rôle de les accompagner, d'autant que chez nous il y a moins de droits d'entrée. Cela s'est perdu au fil des ans au profit d'une volonté de dupliquer partout la même chose, or le rôle des centres commerciaux, à l'origine, c'était bien de tester les nouvelles enseignes, de les accueillir et de réfléchir à des concepts qui les servent et servent l'ensemble". Ce vers quoi tend le centre commercial. A cet égard, "Cap 3000 n'est pas un centre commercial comme les autres. Installer l'horlogerie Auberi sur 500 m2, ce n'est pas classique, accueillir les Manufactures Ducasse, non plus. C'est même quelque chose d'exceptionnel. Nous poussons à cela, aller chercher des commerçants indépendants forts avec des idées de concept fortes, qui peuvent ici constituer le premier maillon d'une chaîne." Un rôle de marchepied en somme, qui sert aussi le centre, relève Ludovic Castillo : "On le voit au travers des chiffres d'affaires post-confinement, ces commerçants s'en sortent très bien, ils s'adaptent plus vite".
Gaëlle Cloarec