Mon magasin en ville, la marketplace qui vend… les invendus

Laurence Bottero
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Si les confinements successifs ont clairement contribué à faire exploser le recours au e-commerce, tous les acteurs ne sont pas égaux face à l'achat sur le Net. Et si la crise a montré tout l'intérêt du click-and-collect, convaincant parfois les plus récalcitrants à la chose, le recours à la vente en ligne offre des ressources aux multiples possibilités.
C'est aussi l'analyse menée par Olivier Chlous. Venu du monde de l'horlogerie, ce dirigeant connaît bien le monde du commerce. Un secteur bousculé dans ses fondamentaux par la crise, mais bien avant elle, par les nouveaux modes de consommation. Olivier Chlous qui résume assez bien l'offre disponible sur le Net. Les plateformes de vente de produits haut-de-gamme d'occasion, celles de déstockage de marques ou celles qui vendent des produits haut-de-gamme de boutiques indépendantes, ça existe déjà.
En revanche, aucune marketplace ne propose la vente de produits invendus, à prix réduit, issus des boutiques indépendantes haut-de-gamme. C'est donc ce segment que décide d'occuper Mon magasin en ville.
D'autant que cette offre correspond à une problématique qui touche particulièrement les boutiques indépendantes. « Mon expérience professionnelle m'a permis de collaborer étroitement avec des commerces haut-de-gamme et l'une de leurs problématiques principales réside dans le stock d'invendus qui demeurent, souvent 20% du stock total », raconte Olivier Chlous. Qui, initialement, veut consacrer son projet au segment BtoB. Mais la crise passe par là et modifie tout. « Nous nous sommes dit que nous pourrions aider les commerçants à vendre ».
Une façon d'aborder la problématique e-commerce qu'Olivier Chlous n'hésite pas à qualifier de « sorte d'économie circulaire ». Car outre les boutiques, les fournisseurs aussi disposent parfois de stock en trop. Ici ils peuvent vendre sans perdre la main pour autant.
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Car Mon Magasin en ville se présente comme un intermédiaire. « Nous n'achetons pas les stocks, nous favorisons la mise en relation », explique encore Olivier Chlous. Mon magasin en ville qui agit donc comme une vitrine, laissant son indépendance aux boutiques. « Chaque boutique possède son espace, avec son logo, son adresse et son numéro de téléphone. Et les produits qu'il propose, à prix réduits ». En étant simple intermédiaire, Mon Magasin en ville ne vient pas s'immiscer dans le rapport commerce/client. « Le consommateur achète directement au commerçant, pas à la plateforme », précise Olivier Chlous, le modèle économique reposant sur une prise de commission, lors de la vente.
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