Abonnement sans engagement et investissement digital, comment Allovie se différencie sur le marché de la télé-assistance
Laurence Bottero
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Depuis 2008, Allovie s'est positionnée sur un secteur à la fois très regardé et très concurrentiel : la téléassistance. Un secteur où les acteurs ne manquent pas, ne serait-ce que parce que l'évolution démographique et les nouveaux usages des communications ont modifiés l'approche et les solutions apportées aux problématiques d'aide à la personne isolée ou affaiblie.
Ancrée à Sophia-Antipolis depuis près de 15 ans, Allovie s'est déployée sur l'ensemble du territoire régional, couvrant - outre Provence Alpes Côte d'Azur - Auvergne-Rhône-Alpes et une grande partie du Languedoc. En 2022, c'est un maillage plus large qu'elle compte déployer, visant une présence dans le Grand-Est ainsi qu'en Bretagne et en Normandie, au rythme, explique son dirigeant Olivier Carlin, « d'une région couverte par an, pour les 4 années à venir ». Ce qui, de fait, engage aussi le renforcement de l'équipe commerciale avec 9 recrutements envisagés sur cette période.
Revendiquant 13.000 abonnements et un rythme de 1.500 nouveaux abonnements par an, la PME sophipolitaine a connu une forte croissance en 2020, encouragée indirectement par le contexte sanitaire. « 2020 a vu le désamour des familles pour les maisons de retraite », explique Olivier Carlin. « Les clusters qui se sont multipliés dans ces établissements n'ont pas donné envie aux familles d'y placer leurs parents, maintenus à domicile, ce qui a boosté les équipements permettant ce maintien et cela n'a d'ailleurs pas concerné uniquement la téléassistance ».
2021 en revanche n'a pas connu la même croissance, la vaccination des seniors proposée en priorité a ramené la cadence à un rythme plus « normal ».
Si le marché de la téléassistance s'est fortement développé - il a engrangé une croissance de 5% par an depuis 2008 selon un rapport de la DGE - pour les raisons évoquées plus haut, il voit une pluralité d'acteurs venir s'y positionner. « Nous nous tournons principalement vers les structures du social du 4ème âge. C'est-à-dire les CCAS, mairies, cliniques, hôpitaux, aides à domicile... qui préconisent Allovie et avec lesquels nous avons conclu des partenariats. Soit près de 8.000 structures en France », explique Olivier Carlin qui a fait le choix - non remis en question - de s'appuyer sur un abonnement sans engagement. « Notre abonnement locatif comprend le matériel, la maintenance et la mise en relation avec le centre de téléassistance, sans frais d'installation et aucun engagement de durée ». Ce dernier point est une part non négligeable du business-modèle de la PME sophipolitaine, qui a vu ses concurrents arriver sur le marché, il y a une dizaine d'années, proposant des offres d'abonnements de 12 mois ou 48 mois. Le sans engagement, Allovie y est venu naturellement, lorsque l'entreprise remporte un appel d'offres du conseil départemental des Alpes-Maritimes en 2008, lequel impose le sans engagement. « Nous avons ensuite déployé le même modèle et le même tarif partout en France », ajoute Olivier Carlin. Ce qui n'est pas le cas, dit le dirigeant, des autres acteurs du marché.
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