Quel déploiement pour le Comptoir de Mathilde ?
Maëva Gardet-Pizzo
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Vingt-sept nuances de pâtes à tartiner, des tablettes de chocolat à casser, des babas, cannelés et autres crêpes Suzette en bocaux... Une gourmandise assumée dans un esprit vintage, voilà qui définit l'identité que s'est construite le Comptoir de Mathilde, désormais incarnée par 109 boutiques en France et en Belgique.
Mathilde, c'est un hommage à la grand-mère du fondateur, Richard Fournier. Après plusieurs expériences entrepreneuriales dans le milieu des senteurs et de la décoration, il décide en 2004, avec son épouse, d'ouvrir dans le centre-ville de Nyons un petit magasin de produits régionaux. Un magasin « sans prétention » dit-il, auquel il finit par se consacrer pleinement dès 2007. L'affaire marche bien, alors il décide d'ouvrir une autre boutique. Avec l'envie de prendre en charge la production d'une plus grande partie de l'offre. D'où l'acquisition du fabricant d'apéritifs et liqueurs Tulette, situé dans la Drôme provençale. « On est passé d'une production dans mon garage à un premier atelier de plusieurs centaines de mètres carrés ».
Puis une troisième boutique est ouverte, en même temps que marque se fait connaître des consommateurs à travers les marchés de Noël qu'elle court. Les produits, voulus aussi bons que beaux, semblent plaire. « 50 % sont des achats pour soi. 50 % sont offerts ». De même que l'esprit vintage, alors moins en vogue qu'il ne l'est aujourd'hui. Ainsi, bien qu'il envisage une vie plus tranquille, Richard Fournier se prend au jeu. « La première année, j'ai participé à neuf salons professionnels. Nous nous sommes développés très vite, avec des embauches ».
En 2011, le Comptoir de Mathilde se dote d'un nouvel atelier pour poursuivre sa stratégie privilégiant la production en interne (à ce jour, 82 % des produits sont fabriqués par l'entreprise). Une manière de s'assurer une certaine agilité de même qu'un fort pouvoir d'innovation. « A un moment donné, on était en capacité de sortir jusqu'à 150, 200 nouveaux produits par an ». Des produits qui se divisent en quatre gammes : apéritifs et liqueurs, épicerie fine salée, pâtes à tartiner et chocolat. Cette diversification permet de se distinguer des concurrents, plus spécialistes. Le Comptoir de Mathilde met également en avant l'utilisation de matières premières nobles, comme les Noisettes du Piémont, et si possible locales. Elle se fait notamment remarquer en étant parmi les premières à mettre en avant une pâte à tartiner sans huile de palme, déclinée en 27 recettes.
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