Savor&sens : le pari de l’innovation sur le marché (porteur) de l’épicerie fine
Maëva Gardet-Pizzo
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Souci de soutenir l'artisanat et l'agriculture locale. Choix de produits sains et authentiques, de terroir. Envie d'originalité, d'expériences gustatives nouvelles... Les habitudes de consommation évoluent depuis quelques années, amplifiées par l'épidémie de covid-19. Porté par ces tendances, le marché de l'épicerie fine a connu depuis moins de dix ans un essor significatif. De 4.000 en 2014, le nombre d'épiceries fines en France est passé à 5.300 en 2020, ce marché représentant entre 7 et 9 milliards d'euros au niveau national.
Pour s'y faire une place, l'entreprise varoise Savor&sens fait dès sa genèse le pari de l'innovation. Que celle-ci porte sur le goût, l'esthétique du produit ou encore sur son emballage.
A l'origine, un homme, Alain Léon. Entrepreneur créatif, il a fondé sa première marque - le Temps d'un mets - alors qu'il n'avait que 22 ans. Avec Savor&sens, à qui il donne naissance en 2010, il a envie de proposer une offre originale et bio. Depuis cette date et jusqu'aujourd'hui, bien que PDG, il s'implique activement dans l'émergence d'idées nouvelles, en lien avec une salariée entièrement dédiée à la recherche et développement. Ce sont eux qui, avec le responsable qualité, mettent au point les produits qui sont ensuite testés de manière collégiale par l'équipe composée d'une cinquantaine de salariés.
C'est ainsi que sont nées les innovations qui ont marqué l'histoire de l'entreprise et lui ont permis de s'affirmer sur le marché. Parmi elles, « une gamme de sirops Barbapapa dont un million de bouteilles ont été vendues », se félicite Alain Léon. Mais aussi des moutardes aux associations de saveurs originales, parfois pailletées d'or ou dans lesquelles les différents ingrédients sont rendus visibles grâce un procédé spécifique. Mais encore de l'huile d'olive en bouteilles colorées et sérigraphiées... Des innovations qui - c'est le cas pour les moutardes - ont parfois nécessité la mise au point de machines sur-mesure.
Maëva Gardet-Pizzo