Hub.cycle : la valorisation des co-produits végétaux en mode transversal
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Le mot est en vogue. L'upcycling - ou recyclage par le haut - permet, une fois un produit hors d'usage, de lui donner une seconde vie. Et ce, sans avoir besoin de le détruire - ce qui nécessite de l'énergie -, mais plutôt en le revalorisant, en le transformant.
C'est dans cette démarche que s'inscrit Hub.cycle. Mais contrairement à bon nombre d'entreprises, elle ne se contente pas de valoriser un ou quelques coproduits. Son ambition, c'est d'en référencer un grand nombre, et d'en tirer une vaste quantité de matières premières à bas coût pour l'industrie.
A l'origine de ce projet, un homme : Julien Desage. Tout commence en 2015, alors qu'il poursuit un master de chimie en ingénierie des cosmétiques et qu'il effectue un stage au sein d'une parfumerie grassoise. « Quand on fabrique un parfum, on n'utilise qu'une petite partie des molécules d'un produit. Je me suis dit que dans ce qu'il en reste -les déchets- il y a peut-être des éléments qui pourraient intéresser d'autres industriels ».
Il décide alors d'identifier les déchets végétaux susceptibles d'être valorisés. Et la liste est infinie. Ainsi, la pellicule de fève de cacao permet de réaliser des infusions aromatiques pour l'industrie agroalimentaire. Le tourteau de lin, qui résulte de la confection d'huile, constitue un émulsifiant capable de remplacer du blanc d'œuf. Tandis que les pépins de fraises peuvent être ré-exploités pour produire des arômes naturels.
Pour l'heure, Hub.cycle a déjà acheté des coproduits végétaux à une soixantaine de fournisseurs. Des fournisseurs desquels l'entreprise prend particulièrement soin, gage d'un approvisionnement pérenne. « Nous leur versons 60 % de la valeur du produit. Et nous veillons à ce que la gestion de ces coproduits ne soit pas trop contraignante pour eux, qu'elle reste une activité secondaire ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

En face de ses fournisseurs, l'entreprise travaille avec des clients, issus en majorité de l'industrie agroalimentaire. A ce jour, elle en compte environ 150, dont 30 avec qui les ventes ont déjà été conclues.
Maëva Gardet-Pizzo