Smart Remote, ce programme d’attractivité des talents qu’IBM déploie à Marseille (et le télétravail en fait partie)

Laurence Bottero
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Il est clair qu'il y a un avant et après crise. Et que le mouvement de mutation d'un travail pouvant se faire à distance est désormais entré dans les mœurs et les stratégies de recrutement des entreprises. Une nouvelle donne que même les grands groupes ne peuvent ignorer, tant la capacité à attirer les talents et à les fidéliser est essentielle et doit être pensée en tenant compte des nouveaux paramètres, que sont, notamment, la qualité de vie et la « régionalisation » engendrée précisément par la crise.
« La transformation digitale s'est vraiment accélérée depuis la crise du Covid. Là où c'était un enjeu de développement pour beaucoup d'entreprises, c'est devenu pour certaines un enjeu de survie et pour la plupart un enjeu de différenciation majeure. Nous observons donc un accroissement des besoins », explique Olivier Lespargot, Directeur Général Client Innovation Center France. Ce qui a donc, pour conséquence, de faire de ce marché un marché en pleine croissance. Avec, évidemment, des besoins de recrutement de compétences qui vont de pair. « L'autre enjeu est celui des talents », appuie Olivier Lespargot. Qui rappelle que le Client Innovation Center qu'il dirige à Lille est très proche de l'écosystème de l'innovation, des universités notamment comme l'incubateur et accélérateur de startups, EuraTechnologies.
Sauf que, tout comme on ne travaille plus tout à fait comme avant, on ne recrute plus, non plus comme c'était le cas pré-crise. De quoi provoquer une phase de réflexion au sein des entreprises, voire de remettre en question les process. Ce à quoi IBM France n'a pas échappé. « Le confinement nous a fait passer en mode expérimental. Cela nous a donné l'occasion de travailler avec nos collaborateurs sur le nécessaire équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. Nos collaborateurs ont besoin de se former en permanence, de travailler à l'international... A cela s'ajoute le phénomène des jeunes qui souhaitent quitter les grandes métropoles pour s'installer dans d'autres villes, plus attractives, avec des coûts de la vie moins élevés. Et puis, pourquoi changer d'employeur quand on déménage ? », pose Olivier Lespargot.
Laurence Bottero