Spatial : le Belge Rhea Group prend position en France (et c’est depuis Nice)
Gaëlle Cloarec
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Une récente étude de la CCI Nice Côte d'Azur s'est intéressée au secteur du spatial. Celui-ci pèse, sur le territoire azuréen avec 957 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 5.806 salariés répartis dans 70 entreprises parmi lesquelles la cannoise Thalès Alenia Space joue le rôle de locomotive. C'est donc assez logiquement que l'ETI originaire de Belgique, Rhea Group a choisi d'y implanter sa filiale française, en l'occurrence à Nice.
Née en 1992, l'entreprise fournit des solutions d'ingénierie, des services de conception et de développement de systèmes complexes, ainsi que des services de sécurité sur mesure pour soutenir des infrastructures critiques dans le secteur du spatial notamment. Elle comptabilise plus de 120 missions satellitaires à son actif dont quelques-unes ont contribué au développement du télescope James Webb, le plus grand et le plus onéreux équipement scientifique d'observation jamais lancé dans l'espace. "Nous louons des cerveaux, résume Michel Bosco, président de Rhea Group France, des compétences techniques de très haut niveaux, essentiellement seniors, capables de couvrir toutes les phases de l'ingénierie spatiale, avec un domaine de prédilection toutefois, la cybersécurité". Une expertise qui lui a permis, au fil des ans, d'élargir sa cible à la défense, à l'énergie, à la mobilité. "Quand vous savez faire de l'ingénierie et de la cybersécurité pour des systèmes complexes spatiaux, vous savez faire de l'ingénierie et de la cybersécurité pour d'autres systèmes complexes et infrastructures critiques".
Gaëlle Cloarec