SerenySun Energies applique le BtoGéographie, le circuit-court pour tous, à l'énergie
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Consommer plus proche de chez soi, c'est aussi applicable à l'énergie. C'est en tout cas ce que croit Donald François le fondateur de la start-up SerenySun Energies. Basée au technopole de l'Arbois à Aix-en-Provence, elle veut développer les communautés d'énergies renouvelables en France. Un concept d'abord juridique, issu de la législation européenne, que le dirigeant définit comme "l'objet qui incarne nos deux principes, le circuit court et la participation des parties prenantes".
Dans les faits, SerenySun Energies est propriétaire d'actifs de production d'énergies renouvelables (EnR). Des mégawatts qu'elle propose ensuite aux potentiels consommateurs, publics comme privés, situés dans une zone de deux kilomètres de diamètre. Cette distance maximale est définie par la loi pour ce qui concerne l'autoconsommation, elle s'étend à 20 kilomètres pour les zones rurales. Ce type de démarche n'est pas tout à fait niveau, l'association Energie partagée en mène depuis plusieurs années. "Nous travaillons avec eux, ils nous aident sur la mobilisation citoyenne", explique Donald François. "Notre start-up permet d'accélérer ce modèle en fournissant une offre de service", poursuit-il.
Preuve en est, le plus gros projet d'autoconsommation collective a vu le jour en fin d'année dernière à Calas, dans les Bouches-du-Rhône. Et il est porté par SerenySun Energies, en lien avec l'association. Il s'agit de 1.200 m2 de panneaux photovoltaïques installés au sein d'une école avec une capacité de production de 282 MWh par an, soit environ la consommation de 70 foyers. Une énergie qui va bénéficier à l'établissement scolaire et lorsqu'il est fermé à des foyers privés.
Le modèle économique s'adresse aux entreprises, il est donc aussi bien BtoB que BtoC. Donald François parle d'ailleurs de "B to Géographie" car il vise d'abord un lieu. "Notre point de départ est très territorial, nous visons d'abord les acteurs publics pour la mise à disposition d'un espace foncier. Quand nous savons où installer une unité de production, nous regardons qui pourrait profiter de l'énergie", développe-t-il. Le financement lui associe la start-up, les collectivités et des citoyens. "Nous souhaitons le proposer aux particuliers mais il n'y a aucune obligation", précise le dirigeant. Tous sont ensuite réunis dans une société de projet, en l'occurrence la SAS SerenyCalas.
Rémi Baldy