Comment le réseau Glastint, spécialiste du vitrage pour automobile, s’ancre sur les enjeux environnementaux
Gaëlle Cloarec
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Fondée en 1983, reprise en 2007 par Nicolas Guiselin et Laurent Nogrette, l'enseigne monégasque Glastint signe une année record. Le réseau spécialiste du film pour vitrage automobile et bâtiment a clôturé l'exercice 2021 sur un chiffre d'affaires de 12,9 millions d'euros, en progression de 21,67% par rapport à 2020 et de 20,46% par rapport à 2019, année de référence pré-Covid. "Nous récoltons avec un peu de retard les fruits de notre stratégie de retournement amorcée en 2017", explique son dirigeant, Nicolas Guiselin, qui poursuit : "Cela se lit aussi dans les demandes de devis qui ont bondi de 16%".
Il faut dire qu'à l'époque, Glastint doit composer avec l'entrée en vigueur d'une évolution réglementaire relative au surteintage des vitres avant des véhicules. Celle-ci impose une transparence de 70%. Comment le marché va-t-il réagir ? Devant cette inconnue, l'enseigne s'attelle à diversifier son activité. Elle fait entrer à son capital le fonds institutionnel monégasque, la SACDE, intègre à son activité historique de pose de film teinté pour vitrage automobile, la réparation et le remplacement des vitres et pare-brise, et élargit ses films de protection à la carrosserie et aux jantes. Le réseau pousse également son activité bâtiment (38% de son chiffre d'affaires) sur des enjeux de sécurité et d'écologie. "Le tout vitrage est une hérésie environnementale car c'est par là que la chaleur entre et sort. Le film devient donc un isolant thermique supplémentaire", relève-t-il. Glastint cherche ainsi à faire évoluer son concept et à se repositionner sur "des enjeux majeurs", préférant à l'argument esthétique jusqu'alors prisé des consommateurs les vertus écologiques des films pour vitrage.
"Ces quatre dernières années, nous avons éduqué notre marché et notre clientèle aux avantages écologiques et de santé du film, notamment en matière de filtration d'UV et de chaleur", avance le dirigeant. Qui précise : "Votre voiture, quand les rayons du soleil entrent dans l'habitacle, fonctionne comme un micro-ondes. Or, avec les films, nous divisons par trois l'énergie solaire qui pénètre dans le véhicule, réduisant d'autant la chaleur". Une performance qui intéresse particulièrement les propriétaires de véhicules électriques et thermiques soucieux d'économiser leur batterie fortement sollicitée par la climatisation (deuxième source de consommation après le déplacement). "En filtrant les rayons du soleil, nous délestons la clim", résume Nicolas Guiselin qui lance, ce mois-ci, une nouvelle gamme de films dédiée à ce marché. Concernant le secteur du bâtiment, le réseau, jusqu'alors tourné vers le tertiaire, élargit sa cible aux particuliers "avec des produits permettant de diminuer l'éblouissement, les apports thermiques et le vis-à-vis".
Gaëlle Cloarec