Sport, innovation et création d’entreprises : pourquoi la Banque Palatine investit

Laurence Bottero
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... arrier, installée à Nice, dans l’aventure.
Créer son entreprise se révèle souvent (toujours) être un challenge. Mais celui-ci est peut-être plus compliqué dès lors que l'on est un athlète de haut niveau, concentré sur son entraînement et ses performances. Après tout, qui de mieux qu'un sportif pour inventer le produit, le service disruptif qui va servir toute une discipline ?
Logique et facile... sur le papier. Car passer de l'idée au concret n'est pas davantage aisé simplement parce que l'on sait très bien de quoi on parle. Convaincre financeurs, associés potentiels, services administratifs exigent temps et patience. Ce dont l'athlète ne dispose pas à foison. Un constat relevé par la Banque Palatine - membre du groupe BPCE, lequel est très impliqué dans le sport en étant notamment partenaire officiel des JO 2014 - ce qui le fait être en contact régulier avec ces problématiques.
Des sportifs devenus entrepreneurs, ce n'est ni étonnant ni rare et les exemples de reconversion réussies ne manquent, pas de Stéphane Diagana engagé entre autres dans la réalisation d'un centre sportif sur la Côte d'Azur, à Mougins, en passant par l'ancien champion olympique de ski à bosses Edgar Grospiron, désormais conférencier et conseiller business ou Taïg Kris, et son OnOff Telecom qui a vu l'ancien champion du monde de rollers passer du côté des télécommunications avec un vraie solution innovante.
Des exemples parmi tant d'autres. Mais si entreprendre en phase de reconversion est une chose, entreprendre en poursuivant entraînements et compétitions est plus ardu. Constat fait (aussi) la Banque Palatine. Qui n'a pas envie de passer à côté des innovations qui émergent de l'esprit de ces sportifs inspirés. Sauf que l'on sait aussi qu'entreprendre est un exercice moins facile lorsqu'on est une femme. Le fameux plafond de verre ou les préjugés - ou les deux - jouant le rôle de freins. C'est donc un programme dédié aux athlètes féminines que l'établissement bancaire a concocté, basé sur le principe du mentorat. « Comme un sportif est accompagné en termes de préparation physique, de diététique, nous avons créé un écosystème qui forme une équipe business », explique Patrick Ibry, le directeur général adjoint de la banque qui le dit bien, l'objectif c'est la structuration. Celle-là même qui permet d'atteindre ce que tout chef d'entreprise vise : le livrable. Avec tactique et vitesse d'exécution si possible. « Ce n'est pas à l'athlète de s'adapter aux mentors mais aux mentors de s'adapter à l'athlète ».
Laurence Bottero