La santé, le nouvel axe de diversification de CMA CGM

Laurence Bottero
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On sait la santé être l'une des filières les plus structurantes du territoire d'Aix-Marseille. L'une des plus attractives aussi, avec ses établissements à la pointe, ses biotechs, ses laboratoires pharmaceutiques et son pôle de compétitivité, Eurobiomed.
Une filière qui voit la création de sa toute première Chaire dédiée et dans le rôle du financeur, l'armateur CMA CGM.
Un investissement qui peut surprendre. Ou qui ne devrait pas tant que cela finalement, tant le groupe, dont le siège social est basé à Marseille et qui emploie plus de 130.000 personnes dans le monde dont 2.900 dans la Cité phocéenne, s'est engagé depuis quelques années dans une stratégie de diversification qui s'inscrit dans un contexte global de consolidation du secteur du transport et de la logistique, comme d'intérêt pour des filières estimées connexes.
C'est particulièrement les sujets de recherche médicale, de formation des soignants et de qualité de vie des patients en oncologie comme en neurologie qui sont concernés par cette Chaire pour laquelle CMA CGM dédie un financement de 5 millions d'euros. Ce qui en fait la chaire la plus importante menée avec Aix-Marseille Université. Et la raison de cette implication tient dans la volonté « d'avoir un impact social positif sur le territoire », dit l'armateur dans un communiqué.
C'est surtout un appel d'air frais pour la recherche car, si celle-ci est très ancrée et extrêmement innovante, elle est aussi consommatrice de monnaie sonnante et trébuchante.
L'un des objectifs annoncés est de justement jouer un effet de levier en termes d'attractivité de jeunes chercheurs dans les deux domaines spécifiés, l'oncologie et la neurologie, en mettant en place pour cela des bourses postdoctorales d'une durée de 3 à 4 ans ainsi qu'en récompensant les meilleures thèses sur ces sujets.
La formation constitue l'autre levier, l'idée étant de favoriser la mobilité pour offrir l'opportunité aux jeunes médecins d'aller apprendre de nouvelles techniques qu'ils seront ensuite capables d'importer à leur retour au sein de l'établissement hospitalier.
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Laurence Bottero