Spécialiste de l'outillage à main, Beta France mise sur le maillage territorial
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
"Nous sommes à la recherche de notoriété", reconnaît Mathias Haudebert, le directeur général de Beta France. La filiale basée à La Ciotat du fabricant italien d'outillage à main est pourtant installée dans l'Hexagone depuis près de 30 ans et pèse pour 13% du chiffre d'affaires à l'étranger de sa maison mère. Un poids qui en fait la deuxième plus importante filiale du groupe. Pas de quoi rassasier le dirigeant français dont l'activité couvre l'Hexagone, la Corse, le Maghreb et une partie des DOM-TOM (Guadeloupe Mayotte, Martinique et la Guyane). "Le marché est estimé à 400 millions d'euros, donc notre part est d'environ 3%", présente-t-il. L'objectif est d'atteindre 15 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2025, contre 13 millions d'euros attendus cette année, puis de le doubler sur dix ans.
Une quête qui passe donc par la notoriété sur ce marché très important mais aussi très concurrentiel avec des marques fortes. Et à ce jeu-là, Beta vient de réaliser un joli coup en signant un partenariat avec Fabio Quartararo. Le pilote français, originaire de Nice, vient d'être couronné champion du monde de moto GP il y a quelques mois. De quoi faire parler de lui au-delà des seuls fans de courses. "Mais nous le suivons depuis longtemps avant même son sacre, lorsqu'il était en moto 2 (ndlr : l'antichambre de la moto GP) il roulait sur une deux-roues à nos couleurs", souligne Mathias Haudebert. "L'idée de ce partenariat est de toucher un public plus large que celui de la moto où nous sommes déjà très connus", poursuit-il. Déjà très présent dans les différents véhicules motorisés, Beta équipait notamment les paddocks avec son mobilier. Ce sponsoring avec le pilote français lui permet de d'avantage personnifier sa marque.
Surtout, Beta veut également faire évoluer son positionnement et son image en passant de "fournisseur de produit à fournisseur de solutions". Concrètement, il s'agit de segmenter son offre en ciblant les secteurs d'activités avec des produits qui peuvent répondre à des besoins spécifiques. Cela peut être des équipements pour du travail en hauteur ou bien des outils en inox pour l'agriculture par exemple. Un moyen de valoriser les 10.000 références en stock que revendique Mathias Handebert. Un nouveau siège avec son entrepôt vient de sortir de terre sur la zone Athélia V. Il s'accompagne d'une réorganisation logistique. "Nous classons par rotation et non famille de produit afin que les outils les plus demandés ne se retrouvent pas tout au fond, cela optimise le temps de traitement", illustre le dirigeant.
Rémi Baldy