Crise et inflation, leviers d’innovation pour Juste Bio et Alpina Savoie
Maëva Gardet-Pizzo
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1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Une croissance de 41 % sur un an. En 2019, le vrac est un marché porteur en France. La grande distribution s'y est mise, encouragée par le législateur, tandis qu'essaiment pléthore d'épiceries dédiées à ce nouveau mode de consommation censé réduire la production d'emballages en plastique.
Mais le covid-19 frappe. Et le plastique revient en force. Masques, gants et autres blouses jetables sont produits en masse pour éviter la propagation du virus. La réduction des plastiques n'est plus une priorité. Tandis que pendant quelques semaines, les enseignes de grande distribution ferment leurs rayons vrac, privilégiant les produits emballés, supposés plus hygiéniques.
En 2021 et 2022, alors qu'une embellie semble poindre, les prix commencent à croître du fait de difficultés logistiques et des sanctions en réponse à l'invasion russe de l'Ukraine. Carburants, électricité, biens de première nécessité ... Si bien que les consommateurs se recentrent sur l'essentiel. Quitte à se tourner vers des magasins davantage bon marché. « Alors que les magasins spécialisés bio ont vu leur chiffre d'affairse chuter de 16 % et que celui de la grande distribution est stable, les magasins de hard discount ont connu une hausse de 11 %. Et les destockeurs de 36 % », observe Franck Bonfils, fondateur d'Un Air D'ici-Juste Bio.
Le bio est en chute. Le vrac aussi. « C'est un marché encore jeune, qui doit affronter deux crises majeures. On estime que d'ici 2022, 40 % des épiceries spécialisées dans le vrac risquent de fermer ».
Si la PME ressent inévitablement cet impact, elle ne s'en sort néanmoins pas si mal avec un chiffre d'affaire stable quand bien même celui du marché du vrac a chuté de 30 %. « Et le premier semestre 2021 a même été plutôt bon, avec des ventes qui sont reparties à la hausse ». Une relative bonne santé qui s'explique par le positionnement de l'entreprise en matière de vrac.
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