La croissance externe, moteur du développement d'Oxy
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Oxy / Facebook
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Oxy / Facebook
"Forcément cela veut dire quelque chose", sourit Sébastien Trautmann. Le nouveau président d'Oxy ne veut pas trop en dévoiler. Mais l'entreprise qui produit des marquages techniques et de signalétique est sur le point de boucler une deuxième croissance externe dans l'année. Il s'agira de la cinquième acquisition de la société basée à Aubagne en dix ans. Une stratégie qui traduit les fortes ambitions de la PME depuis plusieurs années. "Nous sommes passés de 3 millions d'euros chiffres d'affaires à 12,5 millions d'euros et de 30 salariés à une centaine", raconte le dirigeant. Une évolution qu'il a "accompagnée" puisqu'il a rejoint Oxy en 2006, d'abord comme responsable de produit puis comme directeur général à partir de 2017.
Son succès, Oxy l'a d'abord construit sur l'industrie. Dans ce secteur, elle compte des clients comme Airbus ou la SNCF. Les nouveaux marchés se sont acquis via les opérations de croissance externes. A l'image du rachat de Gazzotti en 2014, une société bien implantée sur la muséographie. Ce qui permet à Oxy de rajouter la communication dans son modèle économique en plus de l'industrie. C'est à elle que l'on doit l'habillage de la Villa Méditerranée à Marseille pour la réplique de la grotte Cosquer. Les exemples des marchés de la PME aubagnaise sont légion. Le dirigeant choisit spontanément "le lapin qui se coince les doigts dans le métro parisien" pour donner une illustration.
Sur l'aspect production, "les techniques entre ces deux univers sont les mêmes, que ce soit numérique ou de la sérigraphie, mais c'est l'application qui change", précise Sébastien Trautmann. L'industrie est souvent synonyme d'un environnement difficile. "Cela nécessite souvent des marquages qui doivent résister dans la durée et à des conditions particulières. Un avion par exemple est soumis à des températures allant de -80 à 150 degrés", décrit-il.
Plus que les machines, l'entrepreneur explique vouloir récupérer "un savoir-faire et la relation aux clients" propre aux sociétés qui passent sous le giron d'Oxy. "Lors de ce type d'opérations nous nous faisons accompagnés plusieurs mois par le cédant", ajoute-t-il. La structure du marché, composée souvent d'entreprises d'une vingtaine de salariés, favorise aussi cette stratégie.
Rémi Baldy