Tekceleo, l’industech qui mise sur le piézoélectrique à haute valeur ajoutée (et offre une souveraineté d’approvisionnement à la France)
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
C'est une de ces jeunes industries pleines d'avenir qui cochent de nombreuses cases : propre, innovante, à haute valeur ajoutée et contribuant à la souveraineté française (et européenne) sur des sujets, certes de niche, mais touchant aux domaines stratégiques que sont le spatial, le militaire et le médical. Tekceleo - tel est son nom - spin-off de la société de R&D sous contrat Telemaq, est basé à Sophia Antipolis et spécialisé dans la mécatronique et la technologie piézoélectrique. "La piézoélectricité est un phénomène physique propre à certains matériaux qui, soumis à une contrainte mécanique, génèrent de l'électricité, explique Marin Sauzade, son directeur général. Inversement, quand ceux-ci sont soumis à une tension électrique, les matériaux s'expansent, permettant d'obtenir des vibrations à l'origine de nombreuses applications". Parmi elles, Tekceleo a choisi de se concentrer sur les actionneurs au travers de deux lignes de produits : les nébuliseurs et les moteurs.
"L'avantage de ce procédé, reprend le dirigeant, c'est qu'il permet de réaliser des actionneurs très précis, puissants, sans inertie, amagnétiques et à la consommation électrique très faible". Autant d'avantages qui intéressent le secteur médical, la recherche scientifique, l'industrie de haute précision, le militaire et le spatial ou encore la décontamination. "Dans chacun de ces domaines, nous adressons des sujets de pointe et de niche à très haute valeur ajoutée". Un positionnement voulu par la société familiale de 7 personnes qui conçoit, fabrique en interne et commercialise ses nébuliseurs et moteurs depuis 2019. Elle a réalisé en 2021 un chiffre d'affaires de 800.000 euros (dont 80% à l'export), lequel devrait rester stable en 2022, à cause de la problématique de la supply chain qui bouscule l'industrie en général. "C'est une année particulière, souligne-t-il. Ce n'est pas qu'il n'y a pas de croissance, mais tout prend quatre fois plus de temps. Là où nous étions à deux semaines de délais, nous sommes à huit, et même si, après la crise aiguë, nous constatons un reflux, nous sommes encore loin du retour à la normal, si tant est qu'il y en aura un".
Gaëlle Cloarec