Comment Tut Tut veut devenir le Blablacar de la livraison du dernier kilomètre
Maëva Gardet-Pizzo
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Le dernier kilomètre. Avec l'essor du e-commerce et autres « click ans collect », beaucoup s'y cassent les dents. Comment livrer le centre des villes, alors que celles-ci sont de moins en moins accessibles aux camions ? Et pour cause, on estime que les derniers kilomètres de livraison jusqu'au consommateur sont responsables de 25 % des émissions de gaz à effet de serre en ville.
Pour les entreprises, l'enjeu est également financier ; le dernier kilomètre représentant 20 % du coût de la chaîne de distribution.
Alors que faire ? Depuis quelques années, les solutions fourmillent. Points relais. Mais aussi tous les acteurs suivant le modèle d'Uber, s'appuyant sur une armée d'autoentrepreneurs dont les conditions de travail interrogent.
Marc Vidal, fondateur de Tut Tut, a choisi de s'engager sur une autre trajectoire. « L'envie est née de sa propre situation, professionnelle et personnelle », explique Cécile Chazalon, directrice des opérations au sein de Tut tut. « Chaque jour, des milliers de personnes attendent ou veulent envoyer des colis et se retrouvent confrontées à des coûts et des délais élevés. Alors qu'il faisait beaucoup de route, il s'est dit qu'il roulait à vide, et qu'il faudrait profiter de ces espaces disponibles lors des trajets quotidien pour transporter des marchandises ».
Une stratégie remodelée face à la pandémie
Avec l'idée d'un service de particulier à particulier d'abord. Sauf que la pandémie de covid-19 et les confinements modifient les plans de l'entrepreneur. « Beaucoup de magasins ont dû fermer et la livraison a été leur seule manière de continuer à servir leurs clients ». Tut Tut propose donc son service de livraison collaborative au départ des magasins.
Ceux-ci sont ainsi invités à signaler leurs besoins de livraisons sur une plateforme en ligne. Aussitôt, une notification est envoyée à la communauté de coursiers : des particuliers qui peuvent ainsi gagner un complément de revenu (entre 5 et 30 euros par course) en assurant la livraison sans trop s'écarter de leurs trajets quotidiens.
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