Spécialiste du conseil télécom, Neoditel passe en mode scale-up et s’ouvre aux PME
Gaëlle Cloarec
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A presque 21 ans, Neoditel connaît une seconde jeunesse. Accompagné par Sud Accélérateur, le cabinet de conseil azuréen spécialisé en télécoms passe en mode scale-up. "C'est une phase qui a beaucoup en commun avec celle de la start-up, si ce n'est qu'on accélère sur une base organisée, solide, et non chaotique", relève Pascal Lenchant, son dirigeant-fondateur. Et cela change tout ! Il faut dire que l'entreprise basée à Sophia Antipolis a, ces cinq dernières années, triplé son chiffre d'affaires (3,2 millions d'euros attendus en 2022) et doublé ses effectifs (25 salariés). Une progression portée par l'évolution du marché vers toujours plus de digital, combinée à une stratégie de communication ultra-ciblée auprès des directeurs achats et DSI des ETI et grands comptes à travers, notamment, le sponsoring d'événements dédiés à ce public.
L'idée désormais est "d'aller plus loin", comprendre : franchir le cap de 10 millions d'euros de facturations à l'horizon 2027. C'est tout l'objet du plan de développement stratégique à trois ans en cours de finalisation par le cabinet. Lequel, en emménageant cet été dans des locaux plus vastes, capables d'accueillir une quarantaine de personnes dans de bonnes conditions, anticipe sa montée en puissance. Car si l'activité historique de Neoditel, les missions d'audit et d'optimisation des coûts, ronronne tranquillement, celle liée à la gestion déléguée des flottes de mobile et de téléphonie fixe est appelée à accélérer.
D'abord, parce que l'externalisation de la gestion des flottes apparaît désormais comme une tendance de fond. "Le marché est aujourd'hui suffisamment mature pour que les entreprises arrêtent de bricoler dans leur coin et fassent appel à des spécialistes". Et ce, d'autant plus qu'avec l'augmentation depuis la crise Covid du recours aux plateformes de communication unifiée, voire pour certaines organisations, du full mobile, le sujet se complexifie. Or, estime Pascal Lenchant, "sur notre marché cible que sont les ETI, à peine 5% des entreprises utilisent ces prestations". Autrement dit, le cabinet qui gère actuellement 40.000 lignes dont celles de Socotec par exemple, a encore devant lui une importante marge de manœuvre.
Gaëlle Cloarec