Volotea fait de Marseille Provence sa deuxième base française
Rémi Baldy
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Pour l'aéroport Marseille Provence (AMP), la satisfaction se lit sur les visages. "Volotea est arrivée avec une première ligne en 2014, puis nous avons été leur cinquième base ouverte en France mais désormais nous sommes plus à cette position", sourit Julien Boullay, le directeur commercial et marketing de la plateforme aéroportuaire. "Avec un million de sièges proposés pour 2023 depuis Marseille, cela en fait notre deuxième base", annonce don cofficiellement Céline Lacroix, responsable du développement international de la compagnie. A noter que si Nantes reste en première position, c'est aussi là que Volotea a démarré son activité française, avec 1,7 million de sièges cette année.
Une croissance fulgurante puisque la compagnie proposera donc depuis le tarmac provençal 28 destinations pour 2023 avec Brest, Florence et Copenhague comme nouveautés. "Au total, 13 de ces lignes sont exclusives", souligne Céline Lacroix. Au cours des dernières années, certaines liaisons ont été remplacées par d'autres afin d'échapper à une concurrence accrue. Un moyen de rappeler le modèle économique de la compagnie au logo rouge et blanc : viser des routes aériennes directes non desservies entre des villes moyennes.
Le développement va continuer à se poursuivre avec de "nouvelles lignes pour cet été", confie Céline Lacroix expliquant que des discussions avec l'aéroport son en cours. Un échange essentiel pour les deux entités. "Nous avons des données complémentaires, pour le cas de Copenhague par exemple nous savions combien de passagers s'y rendaient depuis Marseille. Mais faute de liaison directe, il fallait faire une escale dans un hub européen. Nous regardions ce volume grossir jusqu'à ce que le marché soit mur", illustre Julien Boullay. Ce dernier rappelle qu'au-delà de l'aéroport stricto sensu, les lignes directes bénéficient aussi au tourisme. "Il y a notre objectif mais aussi celui de nos partenaires en charge de ce secteur", ajoute-t-il prenant le pari que des visiteurs danois seront plus présent qu'à l'accoutumé en Provence.
Rémi Baldy