My Keeper affirme ses ambitions nationales dans la sécurisation des écoles
Gaëlle Cloarec
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"Chez My Keeper, nous choisissons nos combats, et le nôtre, c'est de devenir leader en France sur le marché de la sécurisation des écoles". Ainsi parle Nicolas Démarchez. Issu de l'Edhec Business School, il fonde en 2016 avec sa mère et son frère, la jeune entreprise My Keeper, spécialisée dans les solutions d'alerte dédiées aux établissements scolaires. Son produit phare : une petite balise connectée qui, une fois activée via un bouton SOS, déclenche une chaîne d'alerte, des enseignants jusqu'aux forces de l'ordre ou centres de supervision urbains. Un dispositif fonctionnel, portatif, qui ne nécessite pas de travaux d'installation, vite repéré par les collectivités comme une réponse simple et abordable au Plan particulier de mise en sûreté (PPMS), protocole obligatoire dans chaque école de France pour prévenir et mettre en place les bons réflexes en cas de risques majeurs (incendie, Seveso...) ou d'intrusion.
Si la mairie du Bar-sur-Loup, petite commune de l'arrière-pays grassois de 3.000 habitants, a fait appel la première à la startup azuréenne, d'autres ont rapidement suivi : Saint Vallier de Thiey, Chambéry, Lille, Saint Nazaire... Au total, plus de 500 communes en France sont désormais équipées, soit "3% des écoles françaises", revendique le dirigeant. C'est dire l'importante marge de progression - et de manœuvre - de l'entreprise, dont le principal concurrent, à l'heure du tout numérique, reste le sifflet utilisé encore très largement par les établissements lors des exercices de mise en sécurisation. Ils seraient "30.000", estime Nicolas Démarchez, qui entend bien les convertir. Et ainsi tenir l'objectif fixé, occuper le leadership sur ce segment de marché.
Gaëlle Cloarec