Quelle stratégie pour Oxytronic depuis son rachat par Nicomatic ?
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
C'est Airbus Helicopters qui lui offre son premier marché, dans les années 2000. Des pièces en polycarbonate pour des tableaux de bord d'abord. Puis des boites de commande, ou encore un système électronique.
Une gamme large qui, en plus d'importants investissements sur la qualité, finit par convaincre d'autres clients, essentiellement dans le secteur de l'aéronautique : Safran, Thalès, Helibras, Ratier Figeac... De sorte que ce marché représente, en 2019, 90 % du chiffre d'affaire de la PME provençale.
Mais si ne dépendre que d'un seul secteur permet de se spécialiser et d'affûter son expertise, cela présente aussi, évidemment, des risques. D'où la volonté de se diversifier en s'adressant d'abord au monde du nucléaire.
C'est ainsi que l'entreprise répond à la demande de Mirion Technologies, société spécialisée dans la conception d'équipements et de solutions pour la détection, la mesure et l'analyse des rayonnements ionisants. « Nous menons pour eux de grosses études sur le redesign de cartes électroniques », explique Serge de Senti, fondateur d'Oxytronic. Une activité qui lui permet de réduire sensiblement sa dépendance à l'aéronautique.
Puis lors de l'épidémie de covid-19, ce besoin de s'ouvrir à d'autres secteurs pour mieux diluer les risques s'amplifie. La stratégie de diversification s'aiguise.
À lire également
« Nous avons lancé un nouveau projet pour développer un capteur connecté permettant de faire de la maintenance prédictive ». Un outil dénommé Irma qui s'adresse à l'industrie 4.0. « Sur le marché, il existe en fait assez peu de capteurs pour la maintenance prédictive utilisant le machine learning. Et les quelques uns qui existent embarquent moins de capteurs physiques que nous ». Irma intègre ainsi sept capteurs. Six d'entre eux permettent de mesurer la température, l'humidité, la présence de gaz, l'acoustique, les vibrations et la pression. S'y ajoute un capteur laissé au choix du client.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Maëva Gardet-Pizzo