Avec ses écrans 3D sans lunettes, VisioPM pivote et devient une régie publicitaire
Rémi Baldy
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"C'est difficile de se rendre compte sans voir l'écran, quand je pitch on vient me voir en me disant "heureusement que vous avez apporté un écran"", s'exclame Thierry Sitbon. Le fondateur de VisioPM propose un produit qui nécessite en effet de s'y confronter. Car les écrans de la société née à Toulouse mais installée à Marseille depuis 2018 permettent un rendu 3D... mais sans les lunettes qui y sont généralement associées. "Notre but, c'est de capter l'attention, il faut que les gens nous regardent", résume le dirigeant. "Voir ne serait-ce qu'un logo se former à 1,5 mètre de l'écran, ça marque", enchaîne-t-il.
"Chaque jour, une personne verrait entre 1.200 et 2.200 messages publicitaires et subirait 15 stimuli commerciaux", lit-on dans une proposition de loi sur la publicité. Les chiffres se basent sur un article publié dans The Economic Journal. Un flux de sollicitations dont Thierry Sitbon espère donc sortir du lot. La technologie repose toujours sur des écrans lenticulaires - pour vulgariser une image est envoyée à l'œil droit et une autre légèrement décalée à l'œil gauche, ce qui donne l'effet 3D.
Ce qui a surtout changé chez VisioPM, c'est le modèle économique. "Nous sommes une régie publicitaire", résume Thierry Sitbon. L'idée n'est donc plus d'aller directement dans les magasins pour qu'ils puissent vendre leur produit, mais de louer des espaces pour ensuite attirer des annonceurs. Des endroits "avec beaucoup de flux" comme les grandes surfaces ou les galléries marchandes.
Rémi Baldy