Créateur du snowboard connecté, Black-Line se diversifie pour devenir une marque à part entière
Rémi Baldy
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Quand une entreprise se place sur le secteur du snowboard et du ski, forcément la période hivernale est le moment fort de l'année. Et c'est encore plus intense quand au milieu elle décide de se rendre au CES de Las Vegas. "C'était assez mouvementé", glisse avec satisfaction Sylvain Garnerone, le cofondateur de Black-Line. L'entreprise basée dans le Var s'est rendue au salon mondial dédié à la tech pour la troisième fois. "Nous présentions un nouveau produit donc nous pouvions encore être au sein de l'Eureka Park", note le dirigeant, cet espace dédié aux startups mais qu'elles ne peuvent investir plus de deux fois. Plus que de montrer sa planche connectée, l'ambition était de profiter des lumières de l'évènement pour "faire connaître la marque".
Preuve de cette nouvelle approche, le nouveau produit connecté ne se cantonne pas seulement aux snowboards mais désormais également aux skis. "C'était assez simple de le décliner et le marché du ski est nettement plus important", explique Sylvain Garnerone. Concrètement, il s'agit d'une puce intégrée à l'intérieur du matériel de glisse. Elle permet de connecter l'utilisateur qui après avoir rempli des informations sur sa physiologie et son niveau technique peut avoir un suivi de l'entretien à effectuer de sa planche ou paire de skis.
Des informations qui permettent de connaître l'état du produit et donc quand il faut le changer. Black-Line propose à ce moment-là de le reprendre contre un bon d'achat valable sur sa marque ou chez le revendeur. Une production de 300 unités est prévue, pour l'instant 70 ont été livrées.
Développer ses propres planches et élargir sa gamme permet non seulement de gagner en notoriété mais aussi de générer plus rapidement du chiffre d'affaires auprès des revendeurs. Car le Quicksett, le produit principal qui est une fixette permettant la rotation du pied sur un snowboard, subit lui aussi l'inflation. Pour garder un prix abordable, "les marges se réduisent" et un revendeur prend en général une trentaine de ces fixations par an ce "qui représente un très léger chiffre d'affaires". En élargissant les types produits, les magasins en prennent plusieurs avec des commandes globales ce qui apporte des revenus plus importants à Black-Line. "Il devient revendeur d'une marque et pas seulement des QuickSett", résume Sylvain Garnerone.
Rémi Baldy