Comment BKube facilite la résilience des TPE - PME face aux cyberattaques
Gaëlle Cloarec
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Il est des chiffres qui parlent d'eux-mêmes. Ceux de la cybersécurité par exemple, un sujet qui s'impose comme sujet majeur même si beaucoup tentent encore de le mettre sous le tapis. En 2021, d'après le baromètre CESIN 2022, plus d'une entreprise française sur deux a vécu au moins une cyberattaque. Un fléau qui s'accélère si l'on en croit l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information). Laquelle a constaté une hausse de 255% des attaques par rançongiciel (ou ransomware) contre les organisations hexagonales entre 2019 et 2020. Résultat : une perte moyenne de 27% du chiffre d'affaires pour les entreprises ciblées, quand elles ne mettent pas la clé sous la porte. On estime en effet entre 60 et 70%, la part des TPE et PME qui déposent le bilan dans les 18 mois après une attaque.
C'est de cette problématique dont s'empare la jeune entreprise BKube. Née en 2020 à Nice, elle vise à protéger les entreprises, petites et moyennes, des cyberattaques et surtout, de sa conséquence première, la perte des données. "Il ne s'agit pas forcément d'empêcher l'attaque car le facteur humain reste une faille, qui plus est avec des infrastructures qui se complexifient, explique Sophia Benyamin, cofondatrice et directrice générale de BKube. Ce qui compte, c'est la résilience et le fait de pouvoir reprendre son activité au plus vite".
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Par conséquent, la solution développée par l'entreprise s'intéresse à la sauvegarde des données, quel que soit le contexte (panne, incendie, vol, attaque virale, malveillance...), afin de garantir la continuité d'activité. Elle se matérialise par une box permettant de faire des sauvegardes automatiques de données, à la fois sur le site de l'entreprise et dans deux sites cloud distincts hébergés en France. Surtout, elle se distingue de la concurrence grâce à son fonctionnement en mode furtif sur le réseau. Une innovation qui a demandé trois ans de R&D qui rend la box invisible et donc les données intouchables par le virus. "Les données sont ainsi sanctuarisées", insiste la dirigeante.
Gaëlle Cloarec