Comment le Groupe Ippolito est devenu une ETI de la mobilité durable (mais pas seulement)
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Ippolito
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Ippolito
DR
Il fut un temps où elle était une jolie PME, évoluant de façon pérenne, dans un secteur majeur : l'automobile. Créée par Joseph Ippolito en 1968, elle a grandi au fil du temps, comme toute entreprise pérenne qui s'ancre dans son environnement économique. Une opération de croissance externe plus tard, qui voit les effectifs doubler, voilà la petite entreprise familiale se structurer en holding avec des filiales par implantation géographique, plutôt que par métiers. C'est l'arrivée de Pierre Ippolito, en 2014, qui va changer la donne, la vision et la structuration. « L'entreprise était le prototype de la belle PME qui se développe sereinement tout en gardant une vision de structuration identique », résume celui qui en est le directeur général et représentant de la troisième génération. « Nous étions davantage un agrégat de PME qu'une ETI ».
Structurer cela signifie déjà s'accorder sur un nom unique plutôt que de cumuler plusieurs appellations. Ce sera Azur Trucks. « Il fallait que les salariés aient une culture d'appartenance à un nom commun », souligne Pierre Ippolito. Une première étape, « la plus facile ». Car qui dit structuration globale dit outils de back office communs et autres mutualisations qui vont bien. Un chantier pour le coup plus complexe, mais indispensable.
« Il fallait une structuration juridique dans une vision métier et non plus géographique. Nous sommes passés d'un agrégat de 12 PME à ETI. Cela change forcément l'approche de tous les collaborateurs ». Un changement significatif - culturel et de fonctionnement - qui exige accompagnement et pédagogie. « Nous avons été transparents », dit Pierre Ippolito, « les salariés ont compris pourquoi nous passions de PME à entreprise de taille intermédiaire ».
Pour grandir, il faut aussi sortir de sa zone de confort. Ouvrir le regard. « Le territoire des Alpes-Maritimes est riche mais pas suffisamment pour devenir une ETI », indique Pierre Ippolito. C'est en allant chercher dans le Var des relais de croissance que le groupe a ainsi changé d'échelle. La clé du succès étant, dit-il aussi, de savoir jouer le combo croissance organique et croissance externe.
Laurence Bottero