Avec son ballon captif, Lium veut sécuriser les sites industriels
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
Lium
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Lium
Une remorque avec un ballon captif qui s'élève au-dessus dans le ciel tenu par un fil... C'est la solution toute simple que propose Lium pour surveiller des sites sensibles. Ce que propose la start-up installée dans le Vaucluse est bien sûr un brin plus complexe quand on y regarde de plus près. Le dispositif comporte en effet une caméra capable de détecter notamment des gaz. « Cela fonctionne avec une cartographie en 3D pour connaître la quantité qui s'échappe. Mais la caméra peut repérer d'autres choses comme une intrusion, un départ de feu ou même la présence d'un drone », développe Guilain Yvon l'un des cofondateurs de l'entreprise. C'est depuis un hangar de l'aéroport d'Avignon qu'il peaufine, avec Thomas Fattore co-fondateur, son produit. Car la jeune pousse fondée en janvier 2021 n'en est qu'au « prototypage ».
Un démarrage qui va vite connaître une première accélération. La société vient de décrocher deux contrats, l'un avec Orano pour la centrale de Tricastin et l'autre avec GRT-Gaz, chez qui Lium était incubée dans la région parisienne, pour un site dans la Drôme. « Ce sont à la fois nos partenaires et nos clients », se réjouit Guilain Yvon. Pour l'instant, le dirigeant compte déployer son prototype sur les différents sites de ses deux contractants courant 2024. Car l'heure à la recherche et développement pour le moment, le prototype doit devenir un produit fini pour enchaîner vers une commercialisation plus large.
Pour appuyer cette phase, la startup mise sur une levée de fonds avec comme objectif 500.000 euros. « Il faut tout améliorer », résume Guilain Yvon. L'idée est de renforcer le ballon en le rendant plus robuste avec une motorisation « pour rester stable malgré des vents de plus de 80 km/h », plus autonome ou encore de créer une enveloppe étanche pour lui permettre un vol plus long.
Au-delà des caractéristiques du ballon, il faut aussi peaufiner les entrailles techniques avec l'envie de renforcer les performances des outils d'intelligence artificielle. Pour ce qui est du gaz, actuellement le ballon Lium ne détecte que le méthane il faut donc élargir la palette. « L'hydrogène est un gros enjeu car de nombreux projets sont prévus et le feu que ce gaz peut provoquer est invisible à l'oeil nu », note le dirigeant.
Rémi Baldy