Le Club des entrepreneurs du Pays de Grasse veut faire la démonstration d'une « post-croissance réussie »
Maëva Gardet-Pizzo
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Sommes-nous en train de foncer vers un mur ? Depuis les années 1970 et la sortie du rapport Meadows, les scientifiques s'époumonent à l
e
répéter : une croissance infinie est incompatible avec les limites de la planète.
U
n danger sur lequel les scientifiques ne sont plus les seuls à lancer l'alerte. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à se faire entendre. Les entreprises également. De même que quelques-uns de leurs représentants, à l'image du Club des entrepreneurs du pays de Grasse. Club dont la réflexion concernant la conciliation entre économie et écologie semble particulièrement avancée.
Avancée car dès sa création en 1998, le Club se distingue déjà par sa volonté de promouvoir «
un développement durable des territoires
», explique sa président Charlotte Daeffler. Un enjeu qui, d'emblée, associe les entrepreneurs locaux à ce qui deviendra la communauté d'agglomération du Pays de Grasse. Et qui se traduit par diverses actions dans le champ de la responsabilité sociale des entreprises.
Pour travailler sur ces enjeux, le Club a une méthodologie bien à lui. Chaque projet est conçu et mené par un groupe de travail, «
qui intègre toutes les parties prenantes et va vraiment au fond des sujets
»
. On compte actuellement
onze
ateliers de ce type, sur des thématiques très variées, avec une forte représentation des enjeux écologiques. «
Nous avons par exemple un atelier
d'écologie
industrielle et territoriale qui s'appelle Resoorce,
et qui vise à optimiser les ressources du territoires
», qu'il s'agisse d'eau, de déchets, d'énergies ... au travers d'une approche systémique inspirée des écosystèmes naturels, dans lesquels rien ne se perd et tout se transforme.
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A
vec cette méthode et ses liens avec les collectivités locales, le Club - qui compte 175 adhérents et 6 salariés permanents - est parvenu à être impliqué de façon significative dans bon nombre de projets structurants pour le territoire. «
Nous faisons par exemple partie des fondateurs de la Plateforme Initiative Terre d'Azur. Nous avons également contribué à l'essor du terme de naturalité dont on parle beaucoup ici désormais
». Le Club est en outre animateur de la communauté French Tech sur son territoire et a, dans ce cadre, «
lancé une communauté de startups tournées sur l'impact. Dans l'agriculture, la transition écologique ou sociale
».
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Maëva Gardet-Pizzo