Comment le distributeur de matériel médical Gaillard prend le chemin de la digitalisation
Rémi Baldy
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D'emblée, Stéphane Leduc reconnaît arriver en terre inconnue. « Ce n'est ni ma région, ni mon secteur d'activité », tranche le nouveau président-directeur général du groupe Gaillard, acquis à 100% au groupe d'EHPAD et cliniques privées IGH. Depuis juin dernier, il prend donc ses marques à la tête de cette société de distribution de matériel médical. « Je vivais en Angleterre depuis dix ans et je cherchais une nouvelle aventure entrepreneuriale après la vente de mon groupe d'édition de livres. Je n'avais pas forcément vocation à travailler dans ce secteur, mais j'ai une affinité pour ces sujets-là », raconte-t-il. Une sensibilité qui va de pair avec une opportunité économique sur ce « marché qui n'est pas encore consolidé ».
Une appellation qui regroupe des réalités différentes puisque cela réunit les produits consommables pour professionnels comme les gants, masques, aiguilles ou draps, ceux à destination des particuliers pour ce qui est lié à l'incontinence par exemple, les petits équipements du maintien à domicile comme des lits médicaux ou des chaises garde-robe
et enfin ce qui touche le handicap avec des fauteuils roulants
», explique Stéphane Leduc.À lire également
L'objectif est d'aller au-delà
», glisse le PDG qui vise notamment le Sud-Ouest et l'Est de l'Hexagone. Reste à définir si cela passera par l'ouverture d'une nouvelle boutique ou pas. Les magasins représentent environ 60 % de l'activité de la société, le reste se réalise via des revendeurs «qui nous permettent de toucher des lieux où nous ne sommes pas
». Que les ventes passent par un tiers ou soient directes, la typologie des clients reste «des collectivités pour tout ce qui est hôpital, Ehpad, des cliniques et des particuliers
».Rémi Baldy