« Notre objectif est donc de travailler sur les transformations environnementales, managériales et digitales » (Stéphane Soto - thecamp)
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
On le qualifie souvent de « campus du futur ». Installé sur le très vert domaine de l'Arbois à Aix-en-Provence et remarquable tout autant que remarqué par son architecture, thecamp se compose pêle-mêle « d'un hôtel, d'un restaurant, de salles de réunion, d'un auditorium, d'un bar, d'un centre de sport »... de même qu'un fablab.
Un espace imaginé dès 2013 par l'entrepreneur Frédéric Chevalier et concrétisé en 2017 « sur des fonds baptismaux difficiles », rappelle Stéphane Soto, PDG thecamp, puisque Frédéric Chevalier meurt brutalement la même année.
A ces débuts difficiles s'ajoute en 2020 la crise provoquée par le covid-19, particulièrement « destructeur » pour thecamp observe Stéphane Soto qui décide néanmoins, aux côtés de Kevin Polizzi, lui aussi entrepreneur marseillais, de racheter ce lieu. Et forcément, les crises qui se sont succédé depuis sa création, les enjeux environnementaux, obligent à en repenser la mission.
« Thecamp a été imaginé sur la base de la smartcity, la ville intelligente, la ville de demain. Mais depuis les années 2010, tellement de chose se sont passées ». Et de citer l'ubérisation de nombreux pans de l'économie. De même que le réchauffement climatique, de plus en plus palpable. « Notre objectif est donc de travailler sur les transformations environnementales, managériales et évidemment digitales ». Des transformations qui portent leur lot de contradictions. « On veut toujours plus de services, d'usages, mais on nous explique qu'il faut plus de sobriété. C'est un dilemme fort qu'on ne pourra résoudre qu'à travers trois piliers », pense-t-il. A savoir, « l'éducation, qui est un sujet de long terme. La sobriété. Et la technologie ».
À lire également
Et pour faire sa part face à ses défis, thecamp fait aux entreprises qu'elle accueille la promesse d'une « expérience immersive. On leur permet de dormir ici, de manger, de travailler, d'expérimenter, de prototyper via le fablab. On leur propose des formations intra ou inter-entreprises pour aborder ces sujets ». thecamp les initie également au management du risque, à la manière dont elles peuvent utiliser « une défaillance, une difficulté pour se transformer et gagner des parts de marché ». Ce, en amont des grandes transformations qui n'épargnent aucune filière. « Quand une entreprise se rend compte de l'uberisation de son secteur, c'est souvent trop tard ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Maëva Gardet-Pizzo