Comment les parasols Flandin ont résisté au vent des délocalisations
Maëva Gardet-Pizzo
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Le parfum des olives et des melons mûrs à point. La foule qui se presse. Les voix des vendeurs qui l'alpaguent ... Ne manque à ce décor de marché provençal qu'un détail et pas des moindres : les parasols aux vives couleurs.
Ce détail est au cœur de l'activité de Flandin, entreprise familiale née en 1982 à Marseille sous la main de Denis Flandin. Entrepreneur qui a passé une bonne partie de son enfance sur les marchés. « Sa mère vendait des bonbons. Et ils étaient voisins d'un autre producteur de parasols », raconte Jean Chopet, son gendre qui a repris l'entreprise en 2011 aux côtés d'un associé.
Car à l'époque, le marché des parasols pour forains compte une quinzaine de fabricants en France. « Mais une vague de délocalisations a massacré ce marché », déplore Jean Chopet. « Aujourd'hui, nous ne sommes plus que deux. Certains mettent en avant le drapeau bleu blanc rouge mais ne font qu'assembler des morceaux fabriqués en Asie ».
Pour tenir bon, « il a fallu faire preuve de beaucoup de patience », sourit l'entrepreneur. De même qu'une bonne dose d'innovation pour pouvoir répondre à des demandes de produits sur-mesure.
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Il n'empêche qu'en 2017, l'entreprise - dont la persévérance a été récompensée dans le cadre des derniers Trophées des Entrepreneurs Positifs de la CPME 13- fait l'objet d'une procédure de redressement. « Il s'agissait en partie de problèmes liés à la demande ». Un client, acteur national, fait le choix de se passer de Flandin au profit d'un fournisseur moins-disant socialement et économiquement. Un coup dur pour l'entreprise qui cherche à diversifier son activité.
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Après s'est concentrée sur les forains avec ses parasols en coton, elle vise désormais les restaurateurs à qui elle propose des produits en acrylique, avec 200 coloris disponibles à ce jour.
S'y ajoute une offre à destination des particuliers, appelée à se développer avec le temps. « Il faut que nous communiquions auprès d'eux ».
Maëva Gardet-Pizzo