Bodyguard s’impose dans la traque des contenus toxiques sur les réseaux sociaux
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
CC Pixabay by Pixelkult
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Il est l'ennemi numéro un des trolls. Fondateur de l'entreprise Bodyguard, Charles Cohen s'est fixé comme mission de protéger tout utilisateur contre les contenus toxiques sur Internet et les réseaux sociaux. Soit, à ce jour, si l'on se réfère à l'ensemble des communautés couvertes par la startup basée à Nice, entre 1,5 et 2 milliards de personnes dans le monde. Parmi elles, des personnalités publiques dont pas mal de sportifs. "Durant le dernier tournoi de Roland-Garros, explique-t-il, nous avons dû retirer entre 300.000 et 500.000 messages toxiques, ce qui représente en moyenne 7% des contenus reçus, avec des pics pouvant aller jusqu'à 70% pour certains athlètes particulièrement visés selon leur genre, leur classement, leur nationalité..."
Depuis les attaques du Hamas du 7 octobre en Israël et les bombardements de Gaza, le rythme s'accélère au point de nécessiter la mise en place d'une task force humaine pour mieux traquer les messages liés à la désinformation, au soutien au terrorisme et aux crimes de guerre en général. "Nous avons beaucoup appris avec la guerre en Ukraine, nous sommes désormais armés pour faire face à ce genre de crise avec des technologies adaptées pour détecter ce type de contenus. La force humaine déployée en temps de crise vient perfectionner le taux de détection des messages problématiques, lui permettant de passer de 93% à 100%."
Il faut dire que depuis sa création en 2018, Bodyguard a élargi son expertise. Concentrée à l'origine sur la détection de 10 classifications liées à la haine en ligne et au cyberharcèlement comme le racisme, l'homophobie, les insultes, les moqueries sur le physique... l'entreprise en couvre aujourd'hui 45, portant sur tout ce qui se rapporte à de la fraude, aux plaintes, à la géopolitique mais aussi aux contenus plus positifs. "Nous avons développé un spectre très vaste afin de proposer à nos clients une analyse granulaire de leur communauté pour comprendre ce qui va, ce qui ne va pas et mettre en place des actions pour se protéger en fonction des critères choisis ou quand le contenu des messages dépasse les limites. Il s'agit de créer sur Internet une communauté et un environnement sain pour son entreprise".
Gaëlle Cloarec