Quantum Genomics et ExactCure peuvent-elles créer une future licorne healthtech ?

Laurence Bottero
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Comme souvent dans le monde de l'innovation, l'accélération peut être aussi soudaine que prometteuse. Le rapprochement annoncé entre Quantum Genomics et ExactCure est de celle-ci. La première, société biopharmaceutique installée à Paris, s'est spécialisée dans le développement de nouvelles thérapies pour des besoins médicamenteux non satisfaits. Mais en 2022, l'arrêt du développement du firibastat, sa molécule dédiée au traitement de l'hypertension, alors en phase III, a signifié un stop à sa stratégie de développement, l'obligeant alors à un redéploiement.
Et c'est peut-être avec ExactCure que Quantum Genomics va trouver un nouvel élan. Née à Nice en 2018, cette medtech s'est appuyée sur le principe de pharmacocinétique (l'étude du devenir du médicament dans l'organisme NDLR), pour développer un jumeau numérique capable de simuler la réponse d'un patient à un médicament. Un double digital qui prend en compte le métabolisme, l'âge, les spécificités, allergies... L'objectif est d'éviter toute surdose, sousdose et les possibles interactions médicamenteuses.
En cinq ans, ExactCure a maturé sa solution, gourmande de data pour devenir toujours plus performante et nourrir sa brique d'intelligente artificielle. Remarquée par bpifrance, elle est lauréate du concours i-Lab qui repère les deeptech prometteuses, teste son approche lors du CES Las Vegas un an après sa création. Mais ce sont les partenariats qui lui donnent l'opportunité de se muscler sur le terrain, tels ceux passés avec Vidal Sentinel ou UPSA. Avec ce dernier elle déploie l'application Med&Moi, destinée à éviter les risques de l'automédication.
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En parallèle, ExactCure prend part à un programme européen, Sim Cardio Test, aux côtés de l'INRIA Sophia-Antipolis, programme qui s'intéresse aux maladies cardio-vasculaires, première cause de décès dans le monde.
En cinq ans, la medtech niçoise a également levé, au total, 7 millions d'euros, dont 1,4 million d'euros dans le cadre de France 2030.
Laurence Bottero