Crédit Agricole Alpes-Provence : des résultats « solides » au terme d'une année 2023 « complexe »
Maëva Gardet-Pizzo
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«
Complexe et atypique
». C'est en ces termes que Jérôme Lebon, directeur général par interim du Crédit Agricole Alpes-Provence, décrit l'année 2023. Une année «
marquée par des éléments de contexte qui ont rendu difficile la vie de la banque
».
À
savoir l'inflation (de 4,9% sur l'année), la hausse de 3% des taux d'intérêt qui ont contribué à ralentir l'investissement des particuliers dans l'habitat, de même qu'une croissance du PIB de seulement 0,8 %, avec des disparités en fonction des secteurs et des périodes.
D
ans ce contexte, la caisse régionale du Crédit Agricole a vu son encours de collecte augmenter de 3,1%, porté par la hausse des taux d'intérêts qui a rendu les produits d'épargne réglementés (Livet A, LDD...) plus attractifs. L'encours de crédit est quant à lui en stagnation, avec une hausse de 0,1 %,
porté par les crédits d'équipement à destination des clients professionnels, agricoles et entreprises (4,6%).
La banque enregistre en outre une hausse de son activité d'assureur, avec une croissance de 3,5% de ses stocks d'assurance à la personne - un mouvement enclenché depuis l'épidémie de covid-19 -
et de 2,5 % concernant les assurances des biens. Quid des sinistres qu'elle a à couvrir, et en particulier ceux liés au réchauffement climatique ? «
Ils sont plus élevés chaque année, constate Jérôme Lebon. En 2023, nous avons été moins touchés que d'autres territoires comme le Nord-Pas-De-Calais. Il n'empêche que les incidents climatiques sont de plus en plus fréquents et impactent en volume
».
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A
u total, la banque affiche un produit net bancaire de 438,5 millions d'euros, soit une baisse de 5,2% par rapport à 2022. Une diminution que Jérôme Lebon explique notamment par la concordance d'un plafonnement des prêts bancaires à un taux de 2% en début d'année, tandis qu'en France, les taux fixes sont légion. Une exception française qui, précise-t-il, fait porter à la charge de la banque les hausses de taux mais réduit le risque d'impayés.
Maëva Gardet-Pizzo