Comment Alseamar est devenue en dix ans un fleuron de la filière sous-marine
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
Alseamar / Youtube
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Dans le monde maritime, on a tendance à dire que les connaissances des fonds des océans sont moins avancées que celles de la lune. Un monde méconnu, c'est certain, qui est le terrain de jeu d'Alseamar. Installée à Six-Four-les-Plages dans le Var et à Rousset dans les Bouches-du-Rhône, cette PME conçoit et parfois opère des produits navals et sous-marins. « L'entreprise est née en 2014 après la fusion de trois sociétés du groupe Alcen, auquel nous appartenons toujours et ayant toutes une activité liée à la mer », explique son PDG, Thibaud Bezacier.
En une décennie, Alseamar a su se mettre en ordre de marche pour devenir un acteur important de cette filière. « La société a une excellente dynamique depuis plusieurs années, tous les ingrédients sont en place pour être un fleuron français », expose le dirigeant arrivé en début d'année aux manettes de l'entreprise de 200 salariés et 33 millions d'euros de chiffres d'affaires. L'activité s'articule autour de trois secteurs que sont la défense, la prospection énergétique et l'océanographie. La défense représente par ailleurs 50% de l'activité, tandis que l'énergie est légèrement plus importante que l'étude des océans. De plus, la moitié du chiffre d'affaires se réalise à l'export.
La PME conçoit trois produits : d'abord, la mousse syntactique, une « matière première clef » pour les drones et robots sous-marins ainsi que l'isolation de tuyaux sous-marins pour le secteur de gaz et pétrole offshore. Un marché sur lequel Alseamar se revendique leader mondial. Ensuite, les antennes radios dédiées « exclusivement au secteur de la Défense » avec comme client quasi-unique la Marine française. Enfin, les engins sous-marins « pour lesquels nous sommes le numéro deux mondial en volume ». Il s'agit de tracteurs pour les nageurs de combat ou du SeaExplorer, un planeur sous-marin - et non un drone car il n'a pas de propulsion -, qui collecte des données. Ses déplacements sous l'eau se réalisent donc en jouant sur la flottabilité. « La mobilité se réalise sans effort, cela permet d'utiliser peu d'énergie et de dédier cette énergie à la charge utile », précise Thibaud Bezacier.
Rémi Baldy